– TERMINATOR GENISYS –

L’amertume que m’avait laissée Terminator Renaissance était telle que malgré les qualités qu’il possédait, l’esprit Terminator n’était plus qu’un vaste souvenir, laissant place à une esthétique poussiéreuse sans caractère. Il est donc naturel qu’avec l’annonce d’une trilogie reboot, j’attendais ce nouvel épisode au tournant. Le moins que je puisse dire, c’est que le contrat est rempli à merveille. Cet épisode baptisé Genisys fait d’une pierre deux coups : rendre hommage aux épisodes de James Cameron en recréant des séquences ou des dialogues tout en se construisant une nouvelle identité.

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Il se passe tellement de choses dans ce Genisys qu’il faut faire attention à ne pas trop en révéler. Sachez simplement qu’une fracture temporelle a eu lieu et que les évènements des deux premiers films se retrouvent altérés, créant ainsi une nouvelle ligne temporelle. Je vous avoue, tout ça m’a beaucoup inquiété. Malgré tout, mes craintes se sont envolées lorsque, dans ce décor d’apocalypse où la guerre contre les machines fait rage, l’esthétique et le rythme mettent le paquet. Cette séquence, imaginée par Cameron lui même mais avortée faute de budget prend vie de façon magistrale. D’une qualité supérieure à Renaissance, Genisys frappe fort dès son ouverture.

Bâtissant ses enjeux dans une nouvelle temporalité narrative, Genisys divise son intrigue sur trois années : 1984, 2017 et 2029. Parfois difficile à suivre, ne soyez pas surpris si l’incompréhension vous gagne mais rassurez-vous, c’est temporaire. Alternant avec subtilité scènes d’action et twists inattendus, le film ne perd pas une seconde pour nous dévoiler son potentiel et mettre de côté ces questions de voyage temporel. De la scène d’anthologie opposant deux Schwarzy, le modèle d’origine et le Papy, à la reconstitution du massacre au commissariat du premier film, Genisys est l’exemple parfait d’une production hybride. Le mélange parfait d’une époque et d’une autre. Alan Taylor met en scène un condensé des deux réalisations originales pour justifier son histoire. Sarah Connor n’est plus la jeune femme naïve qu’elle était dans Terminator, laissant place à un personnage préparé depuis des années à l’arrivée du T-800 (Terminator) et du T-1000 (Terminator 2). Le rythme est conséquent donnant ainsi au public un spectacle de choix.

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Sauf que, une fois ces éléments résolus, le futur est remis à zéro et Skynet, désormais connu sous le nom de Genisys doit encore faire en sorte que le Jugement Dernier arrive. Mené à bien par sa nouvelle machine, le T-3000, son ascension doit être arrêtée et c’est à ce tournent que le film se forge sa nouvelle identité. Les possibilités sont à présent infinies. C’est ce qui plait dans ce reboot, ce nouvel avenir dont on ne sait rien, ce futur qu’aucun film n’a exploité, d’où l’intérêt de construire une nouvelle trilogie indépendante.

Cependant, Terminator Genisys n’est pas un film parfait. En s’inscrivant dans la lignée des deux premiers opus, il se fracture sur un point : la violence. Certes l’action est constante et les effets spéciaux très bien travaillés, il manque néanmoins l’esprit tueur du terminator. Cet esprit sans pitié et sanglant. On sent bien ici que le film s’adresse à un public plus large, d’où sa classification PG13 aux Etats-Unis. Les impitoyables T-800 et T-1000 qui tuaient sans réfléchir (normal, ce sont des robots) laissent place à des répliques plus épurées (dommage que Robert Patrick ai du refusé de reprendre son rôle à cause de sa forme physique, l’effet old-school aurait été vraiment bien). Le film aurait également gagné à se suffire à lui même. Il appelle obligatoirement à Genisys 2 pour avoir les réponses aux questions sans réponses : qui a envoyé Papy en 1973 protéger Sarah, l’élevant à être la femme courageuse qu’on connaît, qu’en est-il de Genisys/Skynet et encore plein de questions que vous découvrirez durant le film.

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Au vue de ces éléments, ce n’est pas étonnant que James Cameron, n’ayant jamais été fan de Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines et de Terminator Renaissance voit ce Terminator Genisys le vrai Terminator 3 digne de succéder à son Jugement Dernier, l’une des meilleures suites de l’histoire. Avec un casting efficace, notamment le duo Arnold Schwarzenegger-Emilia Clarke, Terminator Genisys bénéficie d’une intrigue complexe qui ouvre la voie à une trilogie qui a tout pour réussir et séduire le public. Je laisse le mot de la fin à Mr Terminator : « I’ll be back ».


PS: Faites moi plaisir, si vous regardez une bande annonce, contentez vous de celle ci, la bande annonce finale contient des spoilers majeurs sur l’intrigue du film. Gardez l’effet de surprise !

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