– ANT-MAN –

Petit par la taille mais grand par l’ambition. En apportant un personnage original à son univers cinématographique, Marvel fait ce qu’il fait de mieux : un divertissement grand public. En dépit de ses années de gestation interminables, le film débarque enfin sur nos écrans, après une campagne de promotion massive. Loin d’être désagréable à regarder, Ant-Man ne semble pas profiter de tout son potentiel.

Marvel's Ant-Man Scott Lang/Ant-Man (Paul Rudd) Photo Credit: Zade Rosenthal © Marvel 2014

Pour sauver le monde d’une nouvelle arme révolutionnaire, le Dr Hank Pym fait appel à Scott Lang, un voleur sortit de prison, pour qu’il endosse le costume d’Ant-Man et embrasse le héros qui sommeille en lui. Jusqu’ici rien d’original, nous sommes dans l’origin story de base. Les motivations de Scott sont honorables, ce qui l’humanise plus rapidement contrairement aux précédents héros. N’ayant rien à envier à ses confrères Avengers, Ant-Man parvient à faire vivre son trio principal, sans demoiselle en détresse ni péripéties inutiles. Par contre, là où la réalisation se plante c’est avec son grand méchant, Daren Cross, qui récolte un traitement faible, à l’image de Malekith dans Thor, Le Monde des Ténèbres. Ses intentions sont vues et revues à travers l’univers Marvel et il n’est pas aussi menaçant qu’il devrait. Au contraire, il fait quelques apparitions ici et là pour justifier la quête de Scott, Hank et Hope pour se retrouver expédier par un combat final rapide. En temps normal, le héros se retrouve confronter à son némésis plusieurs fois au cours du film pour le vaincre en son dénouement, or ici, il n’y a qu’un réel face à face, lors de l’affrontement final. A cause de ça, le film manque de vrais enjeux. Le sentiment est que nous avons plus l’impression d’avoir un film transitoire où l’univers pèse trop lourd.

Ce qu’il faut comprendre par là, c’est qu’Ant-Man est censé clôturer la phase 2 de l’univers cinématographique Marvel. La phase 1 se concluait sur une note magistrale grâce à Avengers, tandis que cette phase ci, Avengers 2 étant déjà sortit, on s’attend à quelque chose de conséquent. Tous les ties-in pourtant présents sont toujours aussi appréciables mais ils empêchent à Ant-Man de profiter de tout son potentiel et toute sa liberté. Le film s’intègre au reste de la phase 2 mais n’est pas assez important pour qu’on ai l’impression qu’il s’agisse de la conclusion d’une phase. Il prépare tranquillement le terrain pour Captain America : Civil War. C’est un peu le soucis avec Marvel ces temps ci, malgré le divertissement de qualité qu’offre ses productions, la firme prépare continuellement la suite en disposant divers indices de part le film sans réellement se concentrer avant tout sur lui.

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Les réelles stars du film, c’est les fourmis. Ce nouveau monde réduit est très séduisant par son traitement de ces insectes. Elles sont drôles et c’est bien de la part du studio d’apporter cette nouveauté, cette fraicheur parmi l’univers déjà existant. Je prenais plaisir à voir notre vision réduite à celle d’un insecte car tout nous semblait beaucoup plus grand (forcément) mais là où l’esprit comique du film ressort c’est là dedans. Focaliser notre vision sur Scott et ce qu’il fait lorsqu’il est dans le costume, tout nous paraît impressionnant et spectaculaire, pour que dans le plan suivant, Peyton Reed élargisse l’espace. Ce contraste petit-grand fait rire est on sent la patte du studio.

Marvel's Ant-Man Hope Van Dyne (Evangeline Lilly) Photo Credit: Zade Rosenthal © Marvel 2014

Néanmoins, ajouter de nouveaux grands noms d’Hollywood à son répertoire grâce à Michael Douglas, Paul Rudd et Evangeline Lily, Ant-Man permet d’ouvrir une nouvelle porte de l’univers des comics en complexifiant les enjeux pour la suite. Je suis sur que je ne serais pas le seul à être très excité avec la mid-credit et la post-credit scenes. Non seulement l’apport du personnage apporte un souffle neuf, mais il permet de se créer un public, qui va avoir envie de le suivre dans ses aventures, qu’elles soient au sein d’autres films (Ant-Man est crédité dans Captain America : Civil War) ou en solo, car il y a vraiment matière à explorer ce personnage et sa mythologie.

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