EVEREST

Lorsque j’ai entendu parlé du projet, il y a de ça plus d’un an, je me disais « Oh, encore un film américain sur la survie (en plus en montagne) rien de très original ». Aujourd’hui qu’Everest est dans les salles, mon avis initial est-il le même ?

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L’histoire s’inspire de faits réels survenus en 1996 lorsqu’une équipe d’alpinistes amateurs se retrouve coincé au sommet de l’Everest. A partir de là on peut tout imaginer. La promotion du film promettait quelque chose d’assez conséquent, notamment grâce à l’immersion 3D et cette sensation vertigineuse. Je dois être honnête, c’est principalement cet aspect qui m’a attiré, non pas l’histoire, ni les acteurs (si ce n’est Keira Knightley mais vu l’importance de son rôle, c’est anecdotique). La bande annonce a su me séduire et je m’attendais vraiment à quelque chose de sensationnel. Peut-être un peu trop sans doutes. Soyons clair, le film est bon et parfaitement calibré, mais ne possède pas ce petit plus qui aurait dû me saisir instantanément.

En tant que spectateur, on attend cet instant tout le long. Ce moment où les personnages vont être confrontés à Mère Nature et sa puissance destructrice. Le reste du film ne sert qu’à développer l’empathie du public envers ces alpinistes. C’est justement sur cet aspect que le cinéaste va axer son film. Au lieu de proposer un film catastrophe d’envergure et vraiment impressionnant, c’est la psychologie des personnages et les back-stories individuelles qui vont primer. En jouant la carte émotionnelle, il espère ainsi toucher le spectateur avec un drame humain traumatisant.

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C’est surement à ce moment où mon cerveau s’est déconnecté. Le côté dramatique aurait certainement nécessité d’un apport et d’un soutient de la mise en scène mais justement, il n’est pas présent. Comme je disais, j’en attendais peut-être un peu trop. L’amie avec qui je suis allé voir le film a beaucoup aimé car ayant lu le livre, elle s’attendait plus ou moins à ce type de résultat. Je n’ai pas lu le livre donc j’ai voulu plus de visuel. Par contre, là où Everest est efficace est dans son immersion 3D. Elle est très bien utilisée et m’a vraiment donné des sueurs froides. Ce vide qu’ils traversent parfois et ces immensités qu’ils doivent affronter ont un rôle clé lorsqu’il s’agit de faire participer le spectateur. A chaque scène dangereuse, je me sentais intégrer au récit, j’avais peur de ce qu’il pouvait arriver et le simple fait de penser au vide et aux chutes probables m’agitait comme une puce sur mon siège.

Vous l’aurez donc compris, Everest est pour moi un divertissement propre et sûr de lui. Cependant il n’arrive pas à avoir l’envergure dont il a droit, simplement parce que l’association drame-action n’est pas présente. Pour des personnes comme moi qui ne connaissent pas l’histoire, il est très agréable d’être surpris par le sort de certains personnages et de ne jamais être sur de qui va s’en sortir et qui va périr dans la tempête.

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