– LE NOUVEAU STAGIAIRE –

Chaque nouvelle réalisation de Nancy Meyers s’annonce comme un petit brin de paradis. Ce genre de production qui fait du bien et donne de la joie. Avec Le Nouveau Stagiaire, c’est exactement ça. Elle nous propose une comédie intergénérationnelle qui ne tombe pas dans la surenchère, ni dans la caricature.

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En réunissant un duo surprenant en la présence de Robert de Niro et Anne Hathaway, le film démarre avec un atout conséquent. De Niro est de plus en plus habitué aux comédies légères et tendre depuis quelques années, et il apporte ce côté rassurant, le tonton à qui l’on demande des conseils. C’est tout à fait ce rôle qu’il endosse avec ce film. Son expérience et son vécu sont mis en avant pour guider la nouvelle génération. Tandis qu’Anna Hathaway, on la retrouve de l’autre coté du miroir. Elle qui, il y a dix ans, se révélait au monde entier avec Le Diable s’habille en Prada, où sa patronne n’était nulle autre que la grande Meryl Streep. Parallèle agréable quand on sait qu’elle incarne Jules Ostin, directrice d’une start-up en e-commerce dans le monde de la mode. Une femme moderne qui travaille pour accomplir ses rêves face à une société qui semble toujours avoir du mal avec les femmes qui réussissent. A eux deux, ils sont l’argument pour aller voir le film. Entourés par des seconds rôles, à la fois tendres et drôles, le duo nous plonge dans un conflit entre deux époques, deux manières de penser (un peu caricatural pour le coup) entre le côté old-school de De Niro et l’omniprésence des médias et de la technologie chez Hathaway et ses confères.

THE INTERN

On pourrait reprocher à la réalisatrice d’effleurer son sujet et de ne pas s’intéresser réellement aux problèmes d’accessibilité à la vie active des séniors. Mais là n’est pas vraiment le sujet. Beaucoup pourront dire du film qu’il est banal, ordinaire, pas de quoi s’emballer. Je vous dirais que c’est ça qui en fait sa singularité. Un film qui ne se prend pas de haut, ni pour un produit qu’il n’est pas. Nancy Meyers influe dans ses films quelques pensées, quelques leçons de vies (aussi cucul soient-elles) mais il faut dire qu’elles font un certain effet. Ses deux dernières réalisations, The Holiday et Pas si Simple m’avaient procuré le même effet. On se laisse entrainer par une histoire, des personnages attachants avec un petit peu de folie et suffisamment de caractère pour ne pas passer inaperçus.

Cette femme sait parler à son public car il la connaît, elle et ses thématiques. Le film est-il sentimental ? Oui. Est-il prévisible ? Parfois oui. Mais on s’en fiche, le principal est de regarder une histoire qui peut parler à un large public. Lorsqu’il est servit par un casting aussi charmant que celui là, pourquoi résister ? Après sept ans d’absence, Meyers signe un long-métrage attachant qu’on prend plaisir à regarder : au coin du feu, avec une bonne tasse de café, au cours d’une après-midi morose. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le type de production qui marque les esprits et ce n’est pas ce qu’on lui demande. On veut qu’il nous immerge dans son histoire pendant deux heures. Une petite parenthèse du quotidien qui fait un bien fou.

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