– THE WALK –

Alors que nous fêtons actuellement les 30 ans de Retour vers le futur (2015 oblige !) beaucoup oublient que Robert Zemeckis, le réalisateur sort également sa nouvelle création : The Walk (dont je tairais le sous titre français tant il est stupide). Inspirée de l’histoire vraie de Philippe Petit, The Walk raconte le rêve incroyable de ce funambule exceptionnel : tendre un câble entre les deux tours jumelles du World Trade Center et marcher dessus. Incroyable non ? Mais véridique.

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Acclamé par la critique internationale, The Walk est très réussi visuellement. Il en est même vertigineux lorsque nous sommes au sommet des tours. Et puis pour ma part, l’intérêt du film réside dans cette performance exceptionnelle et la beauté visuelle rendu sur grand écran. L’histoire de Petit (que je respecte entièrement) ne m’intéresse guère. C’est plus son exploit qui suscite ma curiosité. Savoir comment l’idée à germer dans sa tête aurait pu tenir en un seul flash-back. Le film prend réellement son envol lorsque le groupe arrive à New-York et commence à se la jouer Danny Ocean. Ça c’est réellement quelque chose qui m’a beaucoup plu. Voir ces deux tours comme deux objets à braquer était très intéressant et original dans son approche. A cet instant on ressent vraiment un poids au dessus de la tête de Philippe, avec ce rêve qu’il veut atteindre et qui l’angoisse. Les enjeux sont très importants et il n’y a pas de place pour la moindre erreur. Chaque minute nous rapprochant de l’instant de vérité ajoute au film une certaine tension.

Et puis autre petite chose qui m’a posé problème avec le film, c’est sa narration entrecoupée par des interventions de Joseph Gordon Lewitt au sommet de la statue de la Liberté. Des interruption de l’intrigue qui morcellent trop le film. Par moment j’avais l’impression d’avoir un commentateur sportif parlant dès que possible pour expliquer ce qu’il se passe. C’est un choix scénaristique, je le comprends, mais cela n’a eu aucun effet sur moi. Au contraire, ce qui a eu un impact, c’est le ton du film qui est assez spécial puisque nous sommes en 1974, dans un monde pré-11 septembre. Forcément, chaque plan où les tours jumelles apparaissent est emprunt d’un sentiment particulier. Un instant où le temps s’arrête et on contemple ce que fut la beauté de ces tours. Pour ma part, ce fut des moments de pur bonheur de les redécouvrir.

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Malgré le tout, The Walk est un bon divertissement porté par un casting sympathique qui met en lumière un acte de courage et un acte d’une pure beauté. Je peux dire ce que je veux sur la narration et les choix du metteur en scène, mais je n’ai rien à dire dès lors que Joseph Gordon Lewitt pose son premier pied sur le cable. Ce moment précis marque l’instant où le public retient son souffle et tente de ne pas regarder vers le bas. Même moi, qui d’ordinaire n’a pas peur du vertige dans les films (notamment les films d’action où les scènes peuvent voler dans tous les sens), je ne faisais pas mon malin. La mise en scène était parfaite, stressante. Une pure merveille de cinéma (encore mieux lorsqu’elle est vue au cinéma).

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