– 25 –

Nous n’avions pas de nouvelles d’elle depuis le carton de son titre Skyfall et l’oscar qu’elle remporta en février 2013. Quatre ans après son dernier opus, 21, la chanteuse britannique dévoile le digne successeur de cet album. Baptisé sobrement 25, cet album est du grand Adèle. Je ne suis pas un expert musical et cette critique est une première pour moi, mais parfois, lorsqu’un artiste me transporte avec force, je dois en parler. C’est notamment le cas aujourd’hui.

A vrai dire, l’annonce de cet album est arrivé comme un cadeau de noël avant l’heure. Grâce au titre Hello, Adèle a su balayer quatre années de silence en six minutes. Le clip, réalisé par le canadien et talentueux Xavier Dolan en est la preuve: un cadre somptueux, des plans automnaux avec Adèle en leur centre, un ton sépia et une puissance vocale saisissante. Cela ne pouvait pas être plus parfait. Elle opère un retour comme il se doit, écrasant toute concurrence (de nombreux artistes ayant décalés la sortie de leurs nouveaux albums pour ne pas être dérangés). Pas étonnant que le titre soit le premier de l’album car il donne le ton. En écoutant Hello, nous savons a quoi nous attendre: des morceaux puissants dont l’amour est la principale source d’inspiration. Même si aucun titre n’égale ce véritable tube, chacun brille par sa force. Adèle nuance chacune de ses paroles tout en leur donnant un grand pouvoir. Lors de l’écoute, on sent qu’il y a une évolution par rapport à 21. Tandis que cet opus était sur la rupture et des réactions spontanées, 25 semble aborder ce thème d’un angle nouveau, celui d’une femme qui a grandit avec ses erreurs.
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Par quelques notes de piano et quelques vocalises, la chanteuse nous transperce à nouveau le cœur par des titres déchirant et mélancoliques. Ceux qui me viennent en tête sont bien sur Remedy, Love in the Dark ou le puissant All I Ask. Ce dernier m’a littéralement fait pleurer lors de la première écoute. De réelles ballades amoureuses emprunt d’un sentiment particulier. Entre souffrance, mélancolie, rédemption ou peur de l’après-rupture, chacune possède le potentiel d’une grande interprétation. Là où 21 était spontané et plus « à vif », 25 aborde la relation amoureuse avec de nouvelles perspectives. Ce qui facilite l’écoute et la compréhension de ces titres, c’est que nous avons tous, à un moment où un autre, vécu ces sentiments, qu’ils collent à la chanson ou non. Je pense par exemple à All I Ask où la chanteuse désire terminer une relation sur une note positive lui permettant de se souvenir de ce qu’était la relation avec l’homme qu’elle a aimé, et non parler à nouveau des sentiments qui ne sont pas là. Simplement un moment à deux, un dernier moment avant de tourner la page. Ces mélodies ne cherchent pas à accuser une personne mais délivrent des instants importants et parfois déchirants de l’amour. Certaines paroles sont vraiment dévastatrices car elles nous parlent. C’est ce qui beau avec son écriture, elle reste simple et profonde. Ces passions amoureuses qui peuvent détruire et empêcher d’avancer.
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Néanmoins, ces balades amoureuses ne sont pas les seules proposées sur l’album. Bien évidemment, l’amour est toujours le thème principal, mais les interprétations sont différentes. A l’image de Rolling in the Deep dans le précédent album, Adèle propose des morceaux plus rythmés comme Water Under the Bridge, River Lea ou Send my love (.. to you new lover). Le premier étant d’une pure beauté et d’une forte intensité, permet à Adèle d’innover et de s’amuser tout en conservant sa puissance vocale. Des morceaux plus entraînants et par conséquents plus joyeux, plus cool ! Avec ces nouvelles compositions, Adèle nous offre ce que nous attendions d’elle mais bien plus encore.
Grâce à ces 11 nouveaux titres, Adèle revient avec grace et élégance. On le voit par chacune de ses apparitions publiques, sur les plateaux de télévision ou lors de concerts uniques. Tant espéré depuis des années, 25 arrive à point nommé. Même si certains titres ne m’emballent pas autant que j’aurais aimé (Send my love & Sweetest Devotion), c’est un album très réussi qui valait qu’on patiente. Je le cache pas, les larmes ont coulée sur certains morceaux. J’ai ressenti ses paroles. Adèle, c’est une artiste que j’admire, tant par sa voix que par sa personne. Une note suffit à me faire frissonner, quelques notes de piano ou de violon et je suis conquis. Je l’écoute et le temps semble être en suspens. Des tonalités tellement puissantes qu’on s’incline devant ses vocalises. 25 est avant une expérience sensorielle car Adèle nous envoûte par sa singularité, sa souffrance, sa joie tout comme sa mélancolie, que nous ressentons chaque interprétation.

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