– MAD MAX: FURY ROAD –

L’un des temps forts de 2015 fut indéniablement la sortie de Mad Max: Fury Road par George Miller. Tom Hardy et Charlize Theron en tête, ce film d’action carbure comme jamais et ce, à tous les niveaux.

Autant le dire tout de suite, je ne connaissais pas du tout l’univers Mad Max (la première trilogie mettait en scène Mel Gibson dans les années 80), sauf les échos que mon père avait pu me faire. J’ai regardé le film par simple curiosité sans réelles attentes particulières. Et bien laissez moi vous dire que ce Fury Road est d’une folie furieuse. Shooté à l’adrénaline et à l’action non-stop, la réalisation de ce quatrième épisode est un véritable sans fautes. Fuyant dans les confins d’un monde en pleine désolation, Max et l’impératrice Furiosa (brillamment incarnée par Charlize Theron) feront face à Immortan Joe, le redoutable tirant de la Citadelle et de ses alliés animés par la seule motivation de récupérer ce qui a été dérobé. Si l’intrigue se déroule à 95% sur la route, il n’y a aucun moment de répit.

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Sublimé par un travail de saturation de la couleur, Fury Road est une expérience visuelle exceptionnelle. Entre le jaune du désert post-apocalyptique et le bleu brut de la nuit, le film trouve son identité. Loin d’être insupportable et irritant, ces aspects esthétique permettent de donner corps à un univers brutal et sans pitié. Un univers où la féminité est mise en valeur puisque les personnages féminins sont les plus forts du film. Menées par Furiosa, les filles n’ont peur de rien et s’émancipent du contrôle du « mâle suprême et dominant ». Une véritable révolution dans un blockbuster qui joue avec ces codes prédéfinis dans lesquels la femme est souvent un fair-valoir du héros principal. Ici, Max est le personnage principal mais pas le plus important.

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Visionnaire et hors-process, George Miller donne à son blockbuster plus de charme et de créativité que certains de ses confrères. Fury Road n’est autre que l’expression d’une folie réfléchie, travaillé et méthodiquement chorégraphié. Accompagné d’une musique enragée composée par Junkie XL, le film se retrouve élevé au plus haut rang. La qualité est incontestable. Lorsque vous voyez à quel point l’action est précisément mise en scène, on en ressent la passion du cinéaste. Chaque nouvelle séquence est un terrain propice à tester quelque chose en plus. Par son rythme effréné, les film marie avec virtuosité la rage des personnages et l’hostilité de ces étendues désertes. A voir la beauté visuelle des tempêtes de sable et celle des effusions d’adrénaline, c’est indiscutable.

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Lyrique, sombre et nécéssaire, ce blockbuster contemporain est la bouffée d’air frais dont on attendais pas la venue mais dont nous avions besoin face à cette surproduction de gros films. Et pour ça, on remercie George Miller et on attends avec impatience, Mad Max: The Wasteland, cinquième épisode confirmé par le cinéaste.

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