– FREE LOVE –

Atteinte de la maladie d’Alzheimer l’an passé dans Still Alice, Julianne Moore poursuit sa série des récits poignants avec Free Love aux cotés de la jeune Ellen Page. L’histoire vraie de Laurel Hester, inspecteur de police diagnostiquée d’un cancer des poumons de stade 4. Malheureusement pour elle, son combat contre la maladie ne sera pas le seul qu’elle devra mener. Face à la loi qui lui refuse le versement de sa pension à sa compagne, Laurel provoque une véritable prise de conscience dans l’esprit commun.

 

Classique dans sa forme, Free Love dépeint avec délicatesse et justesse un combat unique pour l’égalité des droits envers les couples de même sexe. Lors du visionnage, ma crainte principale était de tomber dans la caricature et faire de l’histoire un récit pro mouvement gay, ce qui n’aurait pas été le cœur même du film. L’histoire d’amour de Laurel et Stacie est le centre de ce drame et même si par moment elle se retrouve parasitée par ces irruptions de manifestations pro-gay, on y fait gentiment abstraction. Ce qui est intéressant est de rentrer dans la tête de Laurel et Stacie, comprendre comment elles réagissent face à la maladie, la perte de repères et le plus important, comment elles vivent cette relation malgré l’épreuve. D’un coté nous avons Laurel, femme mûre avec l’expérience de la vie, qui appréhende la mort d’une façon plus sereine, en totale opposition avec Stacie, jeune et impulsive qui refuse d’envisager la perte de celle qu’elle aime. 
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L’alchimie entre Julianne Moore et Ellen Page se ressent mais malgré sa forte thématique, le film n’atteint pas l’intensité qu’il devrait. La mise en scène reste faible et ne permet pas à l’histoire d’exploiter tout son potentiel dramatique. Certaines séquences paraissent forcées et pas vraiment naturelles, la faute certainement au manque de liberté des actrices. On sent une retenue, une forme de pudeur comme si elles se sentaient observées et gênées. Le hic, c’est qu’en tant que spectateur, on le voit. Le début d’idylle est précipitée et nous ne vivons pas le début passionné. C’est émouvant, touchant et forcément lacrymale mais pas aussi transcendant qu’il aurait dû être. Ce type de récit part déjà avec des attentes particulières: réussir à mettre l’accent sur la maladie sans tomber dans l’exagération, trouver l’équilibre avec les autres personnages, et lorsqu’il s’agit d’un combat juridique, savoir jongler entre ces trois éléments. 
 
Free Love est un film qui s’inspire d’une histoire vraie et par conséquent, il s’attribut d’une émotion particulière. Une petite note d’espoir dans un monde de plus en plus controversé. Une parenthèse qui laisse place à l’amour sincère dans une période sombre de la vie. Ce qui est beau avec le film, c’est qu’à la fin, nous sommes partagés entre le soulagement et la tristesse. Laurel gagne son combat mais s’éteint peu après. Même si le dénouement est connu d’avance, chaque spectateur fait ce qu’il sait faire de mieux: faire preuve d’empathie. Il est clair que Free Love ne marquera pas les esprits mais il a le mérite de nous émouvoir grâce à une histoire humaine.
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