– X MEN: APOCALYPSE –

Seuls les plus forts survivront. Pour clôturer la trilogie lancée par X-Men: First Class, Bryan Singer voit grand. Suite aux évènements survenus dans Days of Future Past, un ancien et puissant mutant se réveille dont la seule motivation est d’assouvir l’espèce humaine. Massif et impressionnant, X-Men: Apocalypse est un film réussit et très divertissant.

Venons en directement aux faits: Apocalypse. Ce mutant tout puissant a vraiment une prestance imposante et inédite dans l’univers X-Men. Son apparition dans chaque scène fait frissonner et l’immensité de son pouvoir fait craindre chaque spectateur. Malheureusement pour lui, il ne se retrouve pas aussi bien exploité que pourrais l’être un Magneto ou un Sebastian Shaw dans les précédents volets (qui bénéficiaient d’un développement plus profond). Ses motivions ne sont pas originales et toute l’intensité qui entourait son personnage perd un peu de sa fraicheur. C’est bien dommage car quand vous voyez tout le potentiel qu’il détient, c’est décevant de le voir représenté de façon aussi simple. Tout ce qu’il incarne est fascinant et son introduction (cette première scène dans l’Egypte ancienne, ces rituels et cette musique trépidante de John Ottman) permettent à Apocalypse de prendre possession de tout son caractère. Le film dans son intégralité tourne autour de lui, la menace qu’il représente et il devient l’adversaire le plus puissant que nos X-Men aient eu a affronter. Sa vision manichéenne fait mouche et c’est cela qui pénalise le film, tout reste superflu dans l’incarnation de ce dieu et malgré tout, les scènes démontrant tout son pouvoir sont excellentes et sombres. Il est le seul à pouvoir affronter l’équipe des mutants et se mesurer aux pouvoirs de Charles (j’y reviendrais plus tard).

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Le véritable renouveau de cette conclusion est l’introduction des nouveaux mutants. Même si certains font juste acte de présence comme Jubilée, Angel, Havok ou Nightcrawler, la révélation vient de Sans Stark, je veux dire Sophie Turner qui incarne brillamment la jeune Jean Grey. Convaincante et fragile face à cette force dangereuse qui sommeille en elle et qu’elle ne peut contrôler, l’actrice livre une performance efficace pour porter son personnage au plus haut. Parmi eux, on retrouve Quicksilver, qui, à l’image de ses débuts dans le film précédent, nous propose une scène techniquement à couper le souffle. Comme je le disais, les personnages sont tellement nombreux qu’il n’y a pas de développement pertinent pour chacun d’entre eux. Quicksilver en est l’une des victimes puisque sa sous-intrigue avec son père, Magnéto, arrive d’on ne sait où et le poids d’une telle annonce n’atteint jamais celui voulu par le comics. Les Cavaliers sont eux aussi sous-employés, Tornade qu’on ne présente plus n’est pas assez présente malgré la qualité de son interprète, et les débuts de Psylocke (qui n’aligne pas cinq minutes de dialogues mais qui brille par sa nature bad-ass) donnent vraiment envie d’en voir plus. Parmi ces jeunes, on a Mystique, ce personnage indomptable qui semble ne jamais connaitre sa place entre une solitaire ou auprès de Charles et des X-Men. La mutante bleue aura eu l’un des meilleurs développement de cette trilogie (le pouvoir de J-Law y est pour beaucoup) et la nouvelle facette du personnage pourrait déplaire à certains qui pourraient voir cela comme une trahison à l’essence même de la Mystique des BD.

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Bien que trop conventionnel et classique dans sa réalisation, Singer arrive tout de même à maintenir une intensité tout au long de l’intrigue. Certaines scènes sonnent de trop, les références se comptent par dizaines, dans l’esprit du réalisateur, l’objectif est bien de clore la trilogie « Origins » tout en y insufflant le poids de la première trilogie. En conséquence, lorsque nous sommes devant X-Men Apocalypse c’est le point culminant de six films. Chaque personnage se dirige vers sa destinée, l’amitié/rivalité entre Charles et Erik, bien que déjà exploitée par les précédents films s’enrichit un peu plus pour se rapprocher de la relation qu’entretenaient Ian McKellen et Patrick Stewart dans les trois premiers films. Les performances des deux interprètes sont solides et sincères et tout le coté dramatique des histoires est accentué. Le massacre de la famille d’Erik (qui semblait enfin avoir trouvé une voie vers la rédemption) rappelle au personnage son passé destructeur et le ramène vers ce destin inévitable, cette haine qui l’habitude tandis que la bonté et l’optimiste de Charles le pousse à faire face à la réalité que l’absence de guerre ne veut pas dire la paix. Ses idéologies sont intactes mais le désormais Professeur X sait dorénavant que pour la protection de tous les mutants, une équipe doit être entrainée et prête au combat.

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Grandiose au rythme endiablé, ce chapitre final est le divertissement que j’attendais avec en cadeau de belles surprises. Le caméo de Wolverine contient un twist qui ravira les fans qui attendent de pieds fermes le Wolverine 3 en Rated-R (violent et sanglant à l’imagine de Deadpool). le troisième acte, celui où les mutants s’affrontes est épique et s’achève dans un climax inédit extrêmement intense. Je parle bien évidemment du duel psychique entre Charles et Apocalypse. Les deux mutants se mesurent l’un l’autre dans une séquence incroyable entre esprit et réalité, rejoint par la suite par la jeune Jean Grey qui lâche le pouvoir l’habitant. Cette force est déchaînée et je dois l’admettre, cela fut l’une des meilleures cènes que j’ai pu voir: puissante et visuellement bluffante, l’émotion concentrée dans ces quelques minutes annonce tellement de potentiel pour  pour les futurs films X-Men que je m’en réjouis d’avance.

Le but de ce nouveau film est clairement d’amener le spectateur à comprendre le parcours des personnages des débuts vers ce qu’ils sont aujourd’hui: les X-Men. L’équipe est à présent constituée, les héros sont prêts. L’avenir des mutants est brillant et de nombreuses histoires attendent d’être adaptées ou re-adaptées proprement. Apocalypse avait la lourde tache de succéder à Days of Future Past et même s’il ne l’égale pas, il a le mérite d’offrir un divertissement efficace et maîtrisé.

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