– L’IDEAL – CAMPING 3 –

Ayant un gout prononcé pour les films dans le milieu de la mode et du chic, L’idéal et son sujet provoquant semblait remplir le cahier des charges. Dénonçant avec humour et sarcasme les perversités de ce monde, le produit était soigné, la production bien huilée, tout le package avait séduit mes pupilles. Une fois ouvert, il y a un sentiment de déception, d’inachevé. Le début du film est très bon, drôle et piquant à souhait, dénaturant totalement la profession. Tout n’est qu’une question de mensurations, de taille et d’apparence. On le sait, la mode est impitoyable envers le jeunes filles, et L’idéal prend du plaisir a déstructuré tout ça. Gaspard Proust zappe les candidates comme on choisirait un fruit bien mur sans honte ni pitié, les filles sont moches, tant pis. En jouant avec le politiquement non correct, Frederic Beigbeder propose un film moderne, visuel et créatif. La luxure est le mot d’ordre, pas de place pour les sentiments, quand lui et ses acteurs dépassent les limites, ils le font avec humour et aucune gêne. Toute cette partie là du film est très entraînante et drôle. Par contre, il se viande totalement dans le troisième acte, lorsque le personnage de Proust retrouve sa fille perdue et change radicalement de façon de penser. C’est bien mignon mais je regrette que le film n’ai pas assumé ce coté trash et osé jusqu’au bout. Il se présentait comme une satire du monde de la mode mais fini en happy-ending, ce qui casse le rythme établi tout du long. Pour le premier rôle féminin, celui de Valentine Winfield, le rédacteur en chef de Lui mise sur Audrey Fleurot, qui se lâche complètement, et on adore cette folie ! Entre drogue, alcool et fêtes à tout bout de champ, la quête du mannequin idéal ne sera pas sans embûches et c’est un plaisir que de voir ces acteurs complètement déchaînés. Sympathique et grinçant, L’idéal est un bon divertissement qui apporte une soufflette sur le monde de la mode. Petite mention pour Jonathan Lambert, patronne du groupe L’idéal, Carine Wang. Un rôle de transgenre idéal pour une performance à mourir de rire. Au final, L’ideal aurait eu plus d’impact et de mérite si il avait proposé quelque chose à la hauteur de la bande-annonce.

 

Six ans ont passés depuis la sortie de Camping 2 et peu de choses ont vraiment changées. Patrick Chirac reste fidèle à lui même pour proposer une parenthèse de vacances avec ses compagnons. Aujourd’hui, le camping n’est plus en danger, et nos campeurs semblent être à bout de souffle. Enchaînant les gags, l’histoire de ce Camping 3 ressemble plus à un racolage de vannes qu’a une histoire cohérente, là où le premier épisode était beaucoup plus structuré. Attention, ce troisième volet est nettement supérieur à Camping 2, et permet d’aborder de nouveaux terrains. Le conflit de génération prend place entre nos campeurs et la bande de jeunes en galère. Dubosc au scénario n’est pas toujours très fin et mise beaucoup sur les clichés pour faire rire. Ainsi, entre les blagues racistes, les stéréotypes trop présent, la peur des étrangers et l’homosexualité, on aura connu plus amusant. C’est drôle mais on sent un léger malaise dans certaines vannes. Le rire jaune l’emporte dans quelques séquences mais ne retireras pas au film sa bonne humeur, sa légèreté et son ambiance de vacances. L’introduction des jeunes promettait de bonnes choses mais ils deviennent redondant par moment. Les coups du « On s’en va pour qu’on nous dise de rester » marche une fois ou deux, mais au bout d’un moment cela devient ennuyant. Franck Dubosc, Antoine Dulery, Claude Brasseur (même si sous employé) et Mylene Demongeot sont toujours aussi pétillants et sont rejoint par Gérard Jugnot et Michele Laroque en petits bourgeois avec maison au bord de la mer. Je regrette cependant l’absence de Mathilde Seigner, celle qui me faisait beaucoup rire dans les deux premiers épisodes. Elle laisse un vide difficile à remplir. A terme, ce Camping 3 arrive au bon moment, prêt pour nous mettre dans l’ambiance des vacances, de la plage et du soleil. Avec son lot de vannes bien trouvées et des séquences hilarantes (je pense notamment à celles avec Christiana Reali), on passe un agréable moment. On prend Camping pour ce qu’il est et même s’il fait grincer des dents parfois, le produit final rempli son contrat.

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