– DANS LE NOIR –

Au début de l’été, nous avons eu droit au retour de James Wan à l’horreur avec Conjuring 2. C’est en tant que producteur qu’on le retrouve pour la première réalisation de David F Sandberg, Dans le Noir. Et je peux vous dire dès à présent qu’il clôt la saison estivale de l’horreur avec brio. L’histoire est celle de Rebecca, qui découvre que sa mère est étrangement liée à une entité maléfique qui hante son petit frère. Une histoire étrangement classique qui réserve bien des surprises.

Il faut dire que le pitch avait de quoi faire saliver. Pour une fois, l’enjeu du film repose entièrement sur la peur du noir, l’existence d’un être malfaisant dans l’ombre. De quoi provoquer de belles sueurs froides. La mise en scène joue énormément avec ces éléments et nous savons jamais réellement de quel coté l’effet de surprise va arriver. Quoi qu’il en soit, le rendu est extrêmement efficace. Généralement, un film d’horreur est commun, avec une histoire basique, une résolution évidente et une ouverture vers une possible suite. Ici, comme à la James Wan, le scénariste s’amuse à diriger et retourner notre attention dans le but de créer une histoire tragique et cohérente (qui me rappelait par moment Mama) nous emmenant vers un acte final inattendu. Et c’est dans ce dénouement que le film s’intensifie et entre dans une autre dimension. Nous avons quelque chose de beaucoup plus dense, qui ne se résume pas à un simple esprit vaincu. Dans le noir parvient à utiliser ces éléments surnaturels à des fins précis et ne perd pas un instant pour plonger son spectateur dans son univers. La séquence d’ouverture place le décor et le film n’aura de cesse que de developper les liens entre les personnages et l’influence de l’esprit. Et honnêtement, ce type de narration qui ne perds pas de temps à instaurer tout un climat, ce n’est pas plus mal. Nous sommes directement dedans et l’intrigue n’a pas besoin d’y aller doucement. C’est rythmé, intrigant et surtout flippant. On ne sait jamais à quoi nous attendre, tout se passe très vite, dès que la lumière s’allume, frétille et s’éteint, c’est la panique.

Dans le noir est le type de film d’horreur que j’aime le plus, alliant mystères et frissons, drames et émotions. Les acteurs livrent de solides performances à la hauteur du script et réussissent à nuancer chacune des actions. Tout est correctement développé et nous sommes parfois pris au piège.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s