– NERVE –

La saison estivale touchant à sa fin, il est temps d’évoquer l’un des derniers en course, Nerve. Vu par certains comme un film pour ados dont on connait la fin, le film se révèle être beaucoup plus simple film de jeunes. Avec le duo Emma Roberts/Dave Franco, Nerve est une expérience inédite, originale et bien ficelée.

Etant fan d’Emma Roberts depuis Scream 4 et American Horror Story, il était évident que j’allais aller voir le film, surtout après le nanar Mechanic: Résurrection. A ma grande surprise, Nerve a bien plus à proposer que ce qu’il semble paraitre. Pourquoi? Tout simplement car son casting est légitime et efficace et parce que l’intrigue ne laisse pas de temps mort. Il repose sur le principe suivant: Nerve est un jeu en ligne proposant aux internautes d’être soit des voyeurs, soit des joueurs. Le joueur va relever des défis (à la cap ou pas cap) proposés par les « voyeurs » qui payent pour participer. La cagnotte augmente au fil des réussites mais si le joueur abandonne, il perd la totalité. Il doit donc aller au bout du jeu pour s’en sortir. La question qui se pose est la suivante: jusqu’où ces joueurs vont-ils aller pour l’emporter? A la fois malsain et complètement fou, Nerve va mettre notre patience et nos nerfs à rude épreuve face aux défis relevés. Tout commence gentillement mais plus l’intrigue se complexifie, plus le terrain est dangereux pour nos deux joueurs. Les défis sont de plus en plus pervers et les voyeurs prennent de plus en plus de plaisir à espionner.

Par divers moyens, ce thriller technologique des temps modernes parvient à s’immiscer dans la perversité des jeunes d’aujourd’hui et cette obsession de la célébrité virtuelle. Chacun des voyeurs jouis de son anonymat et les victimes inconscientes sont les joueurs, pensant s’amuser et tester quelques limites. Mais quand les non dits éclatent et les personnalités s’expriment, tout s’envenime. Des amitiés sont donc testées, des sentiments dévoilés et nos personnages se retrouvent dans une spirale infernale. En montant crescendo de la sorte, le film réussit à poser ses enjeux narratifs sans difficultés et cela lui permet de s’enrichir. Ceci dit, la reflexion autour du concept aurait pu être poussée un peu plus loin mais il aurait eu besoin de plus de temps.

Nerve joue également beaucoup avec son univers visuel et c’est ce qui en fait sa singularité. Ce coté électro-néon est très plaisant (j’avoue avoir un penchant très prononcé pour ces esthétiques) et cet usage de la technologie moderne confirme l’identité du film. Ces pseudos flous qui parcours les grattes-ciel new-yorkais, l’usage des réseaux sociaux, cet aspect très high-tech est vraiment ce qui séduit dans le film (mis à part l’intrigue bien sur). Haletant et prenant aux tripes selon les scènes, le suspens reste intacte jusque dans l’acte final. Nerve est une très bonne surprise et se hisse dans mes films préféré de l’année.

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