– LUKE CAGE –

Après l’explosion et le succès de Daredevil et Jessica Jones, Netflix attaque à nouveau en dégainant Luke Cage déjà apparu en tant que récurrent chez Jessica Jones. Après les événements survenus l’an passé, Luke revient dans son Harlem natal pour se reconstruire et se bâtir une nouvelle vie. Une chose qui ne sera pas si facile face à la criminalité et l’injustice qui règne dans ce quartier de New-York. Suite à l’expérience qui lui a donné une force sur-humaine et une peau impénétrable, le héros afro-américain, véritable figure de blaxploitation, tente de survivre en tant que fugitif. Revenons donc sur cette première saison de treize épisodes.

Dès le premier épisode, Luke Cage nous plonge dans un univers très urbain. L’ambiance se ressent dès le début et contrairement aux deux précédents shows, la menace ne tarde pas à se faire connaitre. Plus concentré sur des gangs opposés et des règlements de comptes, Luke se retrouve entraîné dans un combat face à Cottonmouth après le carnage lançant la série. Pour être honnête, il était plus difficile pour moi de rentrer dans cette nouvelle série que les précédentes, sûrement dû aux thématiques abordés et le coté urbain, véritable âme de ces treize épisodes. Les productions Netflix ont réussies à rendre ces shows de super-héros bien plus dense et complet que de simple séries héroïques de part les personnages et les messages qu’elles transmettent, et c’est ce qui fait le force de ces récits. Pour Luke Cage, les premiers épisodes sont plutôt ordinaires, difficile à cerner car les éléments principaux et les différentes intrigues prennent leur temps (rendu possible par le visionnage des treize épisodes à la suite). Dès que les bases sont solides, l’univers devient suffisamment explicite pour pouvoir jouer avec, la série se poursuit avec force. Les acteurs sont tous excellents, La distribution afro-américaine est excellente et tous les personnages sont incarnés avec efficacité.

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L’histoire se déroule sous nos yeux et s’enrichit d’épisodes en épisodes, nuançant chaque personnage à cause de l’environnement dans lequel il évolue. Les némésis des séries Marvel-Netflix se sont révélés être de très bon challengers pour nos apprentis héros et Cottonmouth poursuit cette lancée. Ces questionnements sur la justice, la loi, les caïds et les justiciers sont toujours présents à une échelle plus raciale que précédemment. Harlem est un quartier afro-américain très réputé et les gangs ne cessent de s’affronter. Les jeunes noirs meurent et la justice n’est pas rendue. Nous sommes face à des injustices évidentes qui doivent être stoppés et toutes ces storylines convergent dans ce sens. Luke Cage doit agir et restaurer de l’ordre dans ce chaos total. Le sujet est très bien amené puisqu’au lieu de le traité de façon ordinaire et parfois caricatural, la série choisit d’impliquer ses personnages dans la vie du quartier. Cette démarcation se manifeste par la volonté des habitants de changer, de relancer le dynamisme d’Harlem malgré les difficultés sociales. Les personnages sont imprégnés du monde qui les entoure, cette violence, ces bains de sang constant et tout est remis en cause grâce à Luke. Malgré quelques lenteurs (dû au format des épisodes de 55 minutes), les acteurs sont tellement bons qu’ils laissent parfois de marbre. Le retour de Rosario Dawson dans la peau de Claire Temple est l’élément qui lie les séries entre elles et le clou du spectacle n’est autre qu’Alfre Woodard qui incarne brillamment la conseillère municipale Mariah Dillard. Un personnage tellement dense et complexe que l’interprétation de l’actrice est bluffant.

Tout est rendu possible par une réalisation parfaite, notamment les scènes d’action, toutes mises en scène avec justesse et force. Si vous ajoutez à cela une bande original aux sonorités soul et jazz, Luke Cage trouve son identité, tout en restant dans le ton de l’univers Netflix. Les épisodes se suivent et les cartes sont constamment redistribuées voir carrément inversées grâce au twist de milieu de saison qui en laissera plus d’un sous le choc. Luke Cage joue sur les codes traditionnels, s’éloigne comme Daredevil et Jessica Jones des autres séries basées sur des comics à la Agents of SHIELD ou Agent Carter. Il est difficle d’appréhender ce nouveau show mais en lui accordant une chance, il en séduira plus d’un par son scénario très bien ficelé et inédit. Il faudra simplement s’armer de patience pour découvrir Iron Fist le 17 mars prochain, le quatrième héros qui rejoindra Matt, Jessica et Luke dans la mini série évènement The Defenders prévu pour fin 2017.

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