– DON’T BREATHE –

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Auteur de remake d’Evil Dead en 2013, Fede Alvarez nous revient en ce mois d’octobre avec Don’t Breathe. Dans ce film d’horreur assez basique en apparence, le réalisateur s’amuse à diriger son histoire vers des horizons inattendus. Nos suivons trois jeunes cambrioleurs en quête d’une dernière maison à vandalisé avant de s’arrêter. Peut-être aurait-ils dû s’abstenir car ce qu’ils vont découvrir dépasse les pires horreurs.

Je me suis rendu rendu à la séance en ne sachant qu’une chose: les jeunes cambriolent un aveugle et rien ne se déroulera comme prévu. Je n’y voyais pas de frisson ni de potentiel moment horrifique. A ma grande surprise, le scénario se montre ingénieux et instaure dès les premiers pas dans la maison une atmosphère oppressante. L’horreur ne vient pas d’éléments surnaturels mais bien du propriétaire des lieux. Aveugle certes, mais sans pitié. Dès qu’ils entrent dans la maison, le souffle est coupée et le suspens commence. Chaque bruit, chaque grincement entendu reste en suspend car on ne sait jamais ce qu’il va se passer. Le film joue sur ce principe ordinaire et commun aux films d’horreurs (comme a pu le faire Dans le noir en août) et cela fonctionne à merveille. Avec uniquement quatre personnages, ce huit-clos terrifiant réussi son pari en provoquant des sueurs froides dont on se souviendra. Tout se passe sous nos yeux et le calme qui règne en maître joue brillamment avec nos nerfs.
La banalité de l’intrigue se retrouve renforcée par une réalisation menée par quelqu’un qui sait ce qu’il fait et où il va. Alvarez n’y va pas par quatre chemins pour developper son récit et c’est justement ce processus qui remet en place le jeu constamment. Les positions de force semblent s’inverser à chaque scène, ce qui rend la suite difficile à prédire. Pour tout dire, je me suis laissé prendre au jeu, ce qui était plus facile que si j’avais voulu tout savoir avant le visionnage, l’expérience en est que plus trépidante. Pour les fans de frissons, Don’t breathe saura faire de vous des personnes heureuses. Et surtout, ne vous laissez pas berner par le sous titre La Maison des ténèbres qui peut légèrement vous donner de fausses informations. L’horreur naît de l’individu le plus brutal: l’homme. Vous aurez quelque chose de beaucoup plus organique et affreux que s’il s’agissait d’un énième esprit fantôme donnant quelques frayeurs à ses nouveaux occupants.

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