– HARRY POTTER ET L’ENFANT MAUDIT –

Ce 31 Juillet dernier fut l’événement dans le monde entier. Presque dix ans après la sortie du septième tome, Harry Potter et les Reliques de la Mort, JK Rowling est de retour avec une nouvelle histoire inédite, la huitième officielle, écrite en collaboration avec Jack Thorne et John Tiffany pour le théâtre londonien. Car oui, la nouveauté est qu’il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une pièce de théâtre en deux parties. Lors de l’annonce, j’étais dans le doute, comment est-il possible de retranscrire sur une seule scène, l’étendue de l’univers ? N’ayant pas vu la pièce, c’est de l’histoire que je vais vous parler.

Situé après l’épilogue du dernier roman, l’histoire nous présente les enfants de nos héros préférés. La magie opère à nouveau et je dois dire que le script m’a envoûté du début à la fin. Le processus de lecture n’est pas du tout le même, l’histoire se déroule sous nos yeux, notre imagination est constamment stimulée et en l’espace de 300 pages, les auteurs nous emportent vers des horizons inattendus. Que ce soit scénique ou émotionnel, cette huitième histoire parcours tellement de terrain qu’on a du mal à reprendre notre souffle. On pourrait croire qu’une suite directe à la saga pouvait être dénuée d’intérêt, surtout après un final aussi bien réussi mais ce Cursed Child développe quelque chose d’inédit: le poids d’un héritage sur le dos d’un enfant. Comment la saga en sept tomes se répercute-t-elle sur la nouvelle génération ? Quelles en sont les conséquences ? Dans cette optique, JK Rowling et collaborateurs s’aventurent dans la psychologie des personnages de manière déchirante. La pièce se focalise sur Albus Severus Potter, le fils d’Harry et Scorpius Malfoy, le fils de Draco. Un nom et un handicap, ces deux enfants qui n’ont rien demandé se retrouvent propulsés au sommet des attentes. Des pères ennemis, des enfants meilleurs amis. En narrant le ressenti des enfants, le lecteur découvre une souffrance et une incompréhension insoupçonnée. Au cours des septs premiers romans, il était question d’Harry, sa confrontation et son lien avec Lord Voldemort, mais les autres personnages, même s’ils furent brillamment développés, n’avaient pas d’héritage à porter. Ici, ils en ont tous plus ou moins un, et c’est en cela que l’intrigue de cette huitième histoire se différencie des autres.
Harry Potter and the Cursed Child tente de condenser tous les éléments qui ont fait le succès de la saga et ça fonctionne. Le coté enfant/adolescent, la découverte d’un héritage familial, les erreurs du passé qui reviennent hanter permettent à l’histoire d’avoir en mains tous les éléments nécessaires à son développement. L’univers est respecté avec succès et les rebondissements qui prennent place ouvrent la voie a tellement de potentiel qu’on succombe. Les ténèbres viennent souvent là où on l’attend pas et le tournent que prend l’histoire à la fin de la première partie est tellement intelligent qu’il nous prend par surprise. L’émotion grimpe constamment et nous plonge plus encore dans la psychologie des personnages. Pour les fans de la première heure, Cursed Child est une aventure émotionnel voguant entre nostalgie et excitation. Il est tout simplement brillant. Il était tellement attendu qu’en aucun cas je suis déçu.
2016 est une très bonne année pour le monde des sorciers. En plus de ce nouvel ouvrage acclamé par la critique, la Warner Bros va sortir le premier volet de la saga (qui comportera cinq films) spin-off des Animaux Fantastiques le 16 novembre prochain.
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