– BRIDGET JONES BABY –

Dire qu’il aura fallu attendre douze ans avant d’avoir un nouvel épisode. En projet pendant de longues années mais jamais concrétisé, nous avons enfin droit au retour de la grande Bridget. Adapté des nouvelles parues entre le second et troisième roman, l’intrigue de ce film voit l’éternelle célibataire londonienne enceinte. La question est de savoir qui est le père, ce bon vieux Mark Darcy, ou l’américain Jack Qwant (exit Hugh Grant). Bye bye le journal et bonjour l’iPad, il est temps de reprendre l’écriture !

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Fidèle à elle même, toujours aussi pétillante et gaffeuse, cette chère Bridget Jones est le personnage qu’on adore en toute situation. Et pour tout dire, elle nous avait beaucoup manqué !  Malgré le temps qui a passé entre L’age de Raison et celui-ci, le film ne triche pas et assume ce décalage de génération. Bridget n’est plus trentenaire et doit s’adapter avec les relations amoureuses d’aujourd’hui. A coups d’application, d’histoire d’un soir et autre méthode de séduction, la londonienne découvre ce nouveau monde avec humour. Lorsque le personnage débarqua dans les librairies et au cinéma, c’était une époque révolutionnaire pour la femme célibataire. Douze ans après, toute personne sceptique avait le droit de l’être. Comment pouvaient-ils conserver la fraîcheur et l’humour de ces personnages à une époque qui a complètement changée la donne ? Et bien si je peux me permettre, je préfère autant retrouver Bridget et Mark aujourd’hui, à un autre stade de leur existence qu’à une pâle copie modernisée. Ici, la nostalgie des premiers jours est très forte et notre attachement aux personnages fait le reste. Voir Bridget s’adapter à sa nouvelle vie de célibataire, gaffer encore et encore est tellement hilarant qu’on ne peut pas résister.

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Pour beaucoup, ce Bridget Jones Baby sent le réchauffé et on ne peut pas dire le contraire. Les thématiques et la forme générale rappelle fortement le premier épisode mais au lieu de faire un remake du Journal de Bridget Jones de 1999, toute l’équipe créative oriente les personnages vers une évolution naturelle. Tout le monde connaissait le désir de Bridget d’avoir un enfant (une scène dans le second volet le prouvait) et cela permet de mettre en lumière quelques débats de notre génération: la maternité et le célibat à plus de quarante ans. Plus la jeune femme s’engouffre dans son mensonge, plus les situations sont savoureuses. Ne pas savoir comment elle va s’en sortir, ni qui sera réellement le père ajoute ce petit piment à l’histoire.

Son arrivée tardive dans les salles est plutôt positif car il lui permet d’explorer de nouvelles choses sans tomber dans la redondance des histoires. Le paysage des comédies romantiques à indéniablement changé ces derniers années. Plus décomplexées, plus sexualisées et libérées, comment un personnage comme Bridget Jones peut survivre ? Tout simplement en restant elle même. Le monde bouge, les relations sociales évoluent encore plus vite mais elle s’adapte. Et c’est tellement plus intéressant d’assister aux dérapages de Renée Zellweger, toujours aussi à l’aise dans la peau du personnage (malgré les critiques liées à son physique aminci). Prenez un verre de Chardonnay et faites vous plaisir !

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