– RESIDENT EVIL: LA SAGA –

En 2002, Paul WS Anderson, décide de porter sur grand écran une série de jeux vidéos Capcon à succès, la série Résident Evil. Pour faire court, Umbrella Corporation, une entreprise qui expérimente les armes bactériologiques, créer un virus T qui ravage les lieux et tue tout le monde. Le problème est que ce virus a réanimé les corps faisant d’eux, des morts vivants extrêmement dangereux. Le personnage principal de ce premier film se prénomme Alice, un agent de sécurité amnésique, qui se réveille dans un gigantesque manoir vide. Voici le point de départ de ce qui va être, le début d’une franchise très lucrative.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le film est loin de faire l’unanimité. Bien au contraire, les fans se sont fait entendre à la sortie du film. Accusant le réalisateur d’avoir ruiné l’univers des jeux, de proposer un film grotesque et d’une qualité médiocre, les fans ont clairement fait savoir qu’ils en pensaient. Mais ce sont les réactions de purs fans puisque certains ne partagent pas cet avis. Pour nous, spectateurs, ce film est un moyen de découvrir cet univers apocalyptique, où il faut se battre pour survivre.

Le film en lui même est plutôt agréable – même si c’est un film horrifique – et créé une atmosphère stressante et pesante. C’est une course contre la montre puisque les personnages doivent s’échapper du complexe souterrain infesté de zombies avant qu’il ne soit détruit par la Reine Rouge, ordinateur principal d’Umbrella. Personne n’est sur de pouvoir s’en sortir, et ce sentiment, très présent dans le film, l’anime plutôt bien. On ne sait pas qui va se faire mordre, qui va y rester. C’est la surprise totale le moment venu. Chaque personnage est un danger potentiel, ils n’ont pas le temps de s’arrêter pour vérifier si tout le monde va bien. Quelqu’un de mordu est quelqu’un de condamné et les effets sont irréversibles, c’est la mort assurée. Dans ce type de film, la survie est le seul mot d’ordre. Il faut savoir abandonner ses partenaires, aussi douloureux que cela puisse être.

Après cela, nous pouvons comprendre le point de vue de certains fans. Le scénario du film écrit par le réalisateur lui même avait une très bonne idée à développer. Il aurait pu ajouter plus de profondeur aux personnages, y insuffler plus de vie. Au lieu de ça, il survole l’essentiel. Le développement de Resident Evil est bon mais il se cache par sa légèreté et sa faiblesse. Anderson saura détourner cela par le visuel mais il n’empêche que sur ce point, son film aurait pu être beaucoup mieux. Compte tenu de tous ces éléments, cette première adaptation de la saga est pas trop mal, qui séduit grâce à son casting. Milla Jovovich et Michelle Rodriguez mènent le film à bon port laissant la porte grande ouverte pour le second opus qui sortira deux ans plus tard.


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Cela semblait évident de revoir Milla Jovovich dans le rôle d’Alice un jour ou l’autre. Après la première adaptation en 2002 par Paul WS Anderson, elle est de retour pour une nouvelle mission, dans Resident Evil: Apocalypse. Comme l’annonçait la fin du premier film, Alice se réveille au sein d’Umbrella et découvre Raccoon City détruit. L’explosion des laboratoires sous-terrains de l’organisation n’a pas porté ses fruits, puisque le virus T s’est propagé dans les rues de la ville à une vitesse grand V.

Ce nouvel épisode réussit-il a satisfaire pleinement nos attentes ? Dans un sens oui. Le point positif que nous pouvons lui attribuer c’est le visuel, car la quasi totalité de l’intrigue se déroule la nuit. Ses scènes d’actions sont à couper le souffle et c’est bien ce qui sauve le film. Les batailles avec les zombies sont le clou du spectacle, on en a pour notre argent. Alice qui débarque en moto dans une sainte église pour zigouiller des créatures dégoûtantes, ou son affrontement avec Némésis, sont des scènes du film que l’on sait apprécier. Le gore demeure présent, mais sous un autre forme que le premier film. Ici c’est un ambiance plus sombre, plus dure. Resident Evil permettait de placer et présenter tous les éléments de l’histoire d’Alice, et Apocalypse suit en toute logique ce point.

Cependant, tout comme son prédécesseur, Apocalypse souffre de son scénario. L’histoire est intéressante, elle introduit le personnage emblématique de Jill Valentine, très appréciée des gamers, mais elle reste superflue, linéaire. Anderson, qui écrit les scripts, ne semble pas avoir compris la leçon. Il refait les mêmes erreurs scénaristiques que le premier volet, ce qui est fort regrettable. L’histoire de cet épisode est très simple: Raccoon City est en quarantaine. Un scientifique d’Umbrella engage Jill Valentine et Alice pour récupérer sa fille, Angela, toujours bloqué en ville. S’ils y parviennent, ils obtiendront la liberté de quitter la ville par le dernier hélicoptère, avant que Raccoon City ne soit rayer de la carte.

Apocalypse est donc moyen , pas extraordinaire mais pas non plus ridicule. Ayant la même qualité que son prédécesseur, la série Resident Evil devra rectifier le tir si elle envisage se poursuivre avec de futurs films, ce qui arrivera de toutes manières étant donné le twist final !


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Dire qu’il aura fallu attendre le troisième épisode pour avoir quelque de concret ! Le monde est ravagé par le virus. Raccoon City n’était qu’un amuse bouche comparé à ce qui vous attend. Les États Unis ne sont plus qu’un vaste désert aride, où la vie humaine se fait rare.

Raccoon City semble bien loin quand on regarde ce que nous propose Extinction. Maintenant, il faut survivre dans la cour des grands. Étrangement, ce volet ne nous offre pas ce à quoi nous nous attendions, après le twist final d’Apocalypse. C’est en parallèle que se construit en partie ce nouveau film suivant le chemin solitaire d’Alice, puis d’un autre côté le groupe de survivant. Nous retrouvons avec plaisir Carlos Olivera, personnage découvert dans le précédent film. Il est rejoint par une nouvelle recrue tirée du jeu vidéo, la fameuse Claire Redfield. Comme vous pourrez le deviner, Alice renouera vite avec les survivants dans une scène particulièrement impressionnante et très originale.

Il faut avouer, qu’après deux épisodes qui manquaient un temps soit peu de profondeur, Extinction remonte la pente. Il permet à la franchise de se dévoiler, de montrer réellement son potentiel. Le scénario paraît sûr de lui, plus construit et réfléchi. Ce qui est un très bon point. Nous voyons que la série gagne en intensité et en qualité. Paul WS Anderson, qui signe une fois de plus le scénario à compris la leçon de Resident Evil et Resident Evil: Apocalypse. Il sait ce que le public veut, et il fait en sorte que ce chapitre final plaise. Le script est construit de tel sorte qu’il finisse cette première trilogie. Alice voit un nouveau défi se profiler à l’horizon. Extinction met en place les pièces manquantes de l’échiquier et la partie peut enfin commencer. De nombreuses révélations sont faites et Umbrella Corporation s’affaiblit.

Les survivants s’unissent au maximum pour faire capoter les plans de l’ennemi. Un double combat s’impose: ils doivent non seulement survivre aux hordes de zombies, mais ils sont face à une société tellement puissante qu’ils ont le devoir de l’affronter s’ils souhaitent en finir. Alice montre de quoi elle est capable, et s’affirme enfin. Dans le premier volet, on la voyait faible, amnésique. Apocalypse la montrait plus forte mais toujours fragilisée. Extinction lui permet de montrer tout son potentiel, et nous avons devant nous une femme forte, pleine de conviction et de volonté. Tout comme les précédents épisodes, ce troisième film conclut son intrigue par un twist inattendu. La première trilogie Resident Evil prend fin et s’annonce prometteuse pour les événements à venir.


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De retour à la barre, Paul WS Anderson met les bouchés double. Bien des choses ont évoluées depuis le premier opus. Enfin un épisode digne de ce nom. qui dépasse de loin précédents. Nommé Afterlife, ce nouveau volet reprend l’histoire où elle s’était arrêtée à la fin de Resident Evil: Extinction. Alice et son armée de clones sont à la recherche de Wesker et de ses sbires d’Umbrella Corporation réfugiés dans les sous-sols de Tokyo.

Le film commence donc très fort, Alice et ses clones prennent d’assaut le QG d’Umbrella. Armée de ses mitraillettes et de ses pouvoirs psychiques tirés du virus T, Alice enchaîne les scènes d’actions surréalistes et très impressionnantes qui se rapprochent de l’univers Matrix puisque certaines sont accentuées par de nombreux ralentis. Une scène d’ouverture qui annonce la nouvelle direction de la saga. Maintenant on voit les choses en grand et on met le paquet sur les effets visuels, les scènes de combats, sur l’action de l’intrigue.

Alice poursuit donc sa route vers Arcadia, la fameuse terre saine et non infectée par le virus. Sur place, elle ne découvre qu’une seule personne, Claire Redfield qui a perdu la mémoire. Elles s’envolent par la suite vers Los Angeles où elles tomberont sur un visage familier, Chris, le frère de Claire, personnage très célèbre du jeu vidéo interprété dans ce film par l’ex Micheal Scofield, Wentworth Miller. La belle petite réunion familiale ne sera pas de tout repos puisque les zombies débarquent ! Enfin ! Passés au second plan, les morts-vivants laissent place aux créatures de toute sorte et de toute nature aussi horrifiques soient elles. Nous avons devant nous de pures scènes d’action, de survie, qui nous rapproche un peu plus de l’univers original. Occupant une grande partie du film, les scènes de Los Angeles sont remarquablement bien tournés, avec une 3D qui se voit, et des affrontements hallucinants: je pense que la scène dans les douches restera dans les mémoires.

Jusque dans son dénouement, le film profitera de ses retournements de situation, un cliffangher hallucinant, qui le lance vers quelque chose de nouveau. Grâce à la 3D qui prend tout son sens, Afterlife est de loin l’épisode le plus réussit de la franchise à mon sens. A la fois rafraîchissant et bénéficiant du retour à la barre de Paul W.S. Anderson, Resident Evil s’assure de belles années devant elle.


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Cinquième opus de la célèbre saga horrifique initiée en 2002. Dix ans plus, tard, Alice se bat toujours contre la terrible Umbrella Corporation, responsable de l’anéantissement de la planète. Ce nouvel épisode reprend exactement là où Afterlife nous avait laissé: l’assaut d’Umbrella mené par Jill Valentine, disparue de la saga depuis Apocalypse. Dès cette séquence, c’est partit pour 1h30 d’action non stop concocté par Paul WS Anderson.

Tout comme son prédécesseur, Retribution s’offre une séquence d’ouverture magnifique en slow-motion cette fois ci inversée, rythmée par les sons électro de Tomandandy. Anderson nous avait tellement épatés avec Afterlife que les attentes sur ce Retribution étaient élevées. Du coup les événements s’enchaînent vite, très vite. Alice se réveille dans une nouvelle installation secrète d’Umbrella  et doit s’en échapper au plus vite pour sauver le peu de monde qu’il reste sur Terre. Tokyo, New-York, Moscou et même Raccoon City vont donner du fil à retordre à notre héroïne.

Ça on le sait depuis le début, Paul WS Anderson ne se foule pas pour nous offrir un scénario structuré et complet. On en a la preuve avec ce cinquième qui n’apporte pas grand chose à l’intrigue principale qui traîne depuis cinq films si ce n’est un twist majeur. Milla Jovovich enfile une belle combinaison moulante noire et elle repart à la chasse. Dorénavant, son ennemi c’est Jill Valentine, son amie, contrôlée par Umbrella comme l’était Claire Redflied lorsqu’Alice l’a trouvée dans Afterlife. Un visage familier qui fait plaisir, sans compter que la sulfureuse Michelle Rodriguez refait son entrée dans le jeu. Les fans de la saga des jeux Capcon seront aux anges puisque l’équipe accueille trois nouveaux venus de l’univers du jeu: Ada Wong, Barry Burton et Leon S. Kennedy. Trois personnages emblématiques qui prennent part à la bataille. Hormis Ada dont la présence est conséquente, on en apprend très peu sur ses compères. Les personnages secondaires se  voient recalés au troisième plan au profit des scènes d’actions.

Car pour le coup, Resident Evil: Retribution c’est de la dynamite proprement parlé. De l’action non stop, du spectaculaire à ne plus savoir où regarder. A défaut de mal écrire ses films, on peut reconnaître qu’Anderson sait y faire avec les scènes époustouflantes et très bien chorégraphiées dotées d’une 3D qui mérite le coup d’œil. Les monstres, les zombies et autre créatures d’Umbrella sont plus coriaces que jamais. Malgré cela, Rétribution n’a rien de plus à offrir. On sent le réchauffé. Il n’y a pas d’histoire concrète, juste une transition de 90 minutes vers le chapitre final. L’impression est que les scènes sont mises bout à bout pour obliger nos héros à vivre des péripéties.

Ce n’est pas sans surprise que le film transite vers l’inévitable et nous campe le premier décor post-apocalyptique, très impressionnant et vraiment réaliste. Une scène qui annonce la couleur du combat final qui conclura la saga pour de bon. La réponse sera donc à découvrir le 25 janvier 2017 dans les salles !

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