– LOGAN –

Acclamé par la critique et le public, Logan est le troisième volet de la trilogie dédiée au mutant griffu de Marvel. S’inspirant de l’iconique storyline Old Man Logan, Hugh Jackman tire sa révérence avec brio dans un film qui ne ressemble à aucun autre.

En 2029, les mutants sont presque éteints. Logan, Charles Xavier et Caliban tentent de survivre dans un monde en déclin. Malade et  alcoolique, Logan ne se guérit plus comme avant et lorsque ses tentatives de se cacher du reste du monde partent en éclats,  il n’a pas d’autre choix que de se battre une ultime fois pour sa survie. Pour commencer, Logan est époustouflant, vraiment. Le pari esthétique est réussi, ce qui renforce son identité assez dure. Sauvage, brutal et sanglant, le film redéfini les codes du film de super-héros classique (ce qu’avait amorcé Deadpool l’an dernier). Grâce à sa classification R-Rated (interdit aux moins de 17 ans), le film se permet d’avoir des scènes d’une extrême violence destiné à un public adulte. Jackman et James Mangold, le réalisateur, n’y vont pas de mains mortes et nous laissent bouche bée. Chorégraphiées à la perfection, ces séquences inédites emmènent le héros vers quelque chose de plus viscéral qu’en habitué. Pas d’humour comme on a pu le constater dans Deadpool  mais on retrouve bien l’animosité qui sommeille en Logan et dont X-Men: Apocalypse nous avait montré un bref aperçu. Chaque affrontement est percutant et tellement explicite que parfois cela choque (bien sur, nous ne sommes pas habitué à un niveau de violence aussi élevé). La réalisation de haute qualité est rythmée de façon trouver le juste milieu entre sentiment et rage laissant ainsi la place à des scènes d’une grande sensibilité: les moments de lucidité de Charles, Logan face à X23 (dont je parlerais plus bas) ainsi que la prise de conscience que cela occasionne.

049897-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Logan est un film de style, un exercice inédit et une prouesse visuelle au détriment d’une histoire pas autant approfondi que pouvait l’être The Wolverine. On sent le poids des 17 ans du personnage au cinéma. Il faut dire qu’après huit films, Wolverine en a vécu des choses. Par cela, Logan s’aventure vers un terrain beaucoup plus intime que ses prédécesseurs. A un tel point que tous les personnages ne servent qu’à ce but. Si vous prenez Charles par exemple, sa relation avec Logan atteint un nouveau stade, beaucoup plus personnelle et franche qu’auparavant. Les deux hommes sont marqués par les pertes, marqués par les traumatismes du temps. Par conséquent, hormis eux, tous les autres personnages sont prétextes à de nouvelles scènes d’action. Les antagonistes n’ont pas de charisme et n’ont rien de nouveau car les précédents scénarios sont déjà passés par là avec Stryker et le projet Arme X (X2 principalement et quelques scènes dans les suivants). Pas de grande innovation mais ils servent un but précis: permettre à Logan d’entrer dans toute sa splendeur, nuancé entre la fatigue (tant bien psychologique et physique), le désir de finir ses jours paisiblement et la sauvagerie qui l’habite.

S’il y a une chose que le film nous apporte, c’est l’espoir incarné par Laura, alias X23. Une notion récurrente dans la franchise X-Men mais amorcé d’une manière plus douloureuse. Cette nouvelle jeune mutante, fille clonée de Wolverine pourrait littéralement lui voler la vedette. Encore plus féroce que son paternel, la fillette n’a pas froid aux yeux et devient le divertissement incontournable du film. Forte de caractère, Laura est un atout majeur dans l’univers X-Men et prometteur par la suite. C’était vraiment agréable de voir quelque chose de neuf ayant un rapport direct avec Logan. L’espoir qu’elle incarne avec les autres enfants est la promesse d’un nouvel avenir, une sorte de renaissance pour les mutants, qui sont comme je vous le rappel, au bord de l’extinction.

013650.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Je tiens également à souligner à quel point la photographie de Logan est magnifique. Le travail des couleurs à la fois crépusculaire dans l’ouverture et l’aridité des étendues américaines est impressionnant, c’est à se demander si on regarder réellement un film X-Men. Cela devrait servir de leçon au studio d’écouter le cinéaste et de lui faire confiance. Logan est nettement meilleur en embrassant toute sa mythologie qu’en étant censuré de quelque qui lui est essentiel (cf au fiasco que fut la production des 4 Fantastiques il y a deux ans).

Le verdict pour Logan est vraiment positif malgré les quelques réticences que je peux avoir. La relève est assurée en la présence de X23 et le film soulève une certitude: nous devons avoir plus de films de super-héros R-Rated, destiné à un public plus mature, et plus de prise de risque artistique car visiblement, cela paye. Une révérence émouvante (culminant dans la scène finale) pour un héros populaire depuis tant d’années.

Publicités

Un commentaire sur « – LOGAN – »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s