– PIRATES DES CARAIBES: LA VENGEANCE DE SALAZAR –

Déjà treize ans et cinq volets, et oui. Cinq. Pour autant, la saga n’a pas perdu de son ardeur et de sa magie. Avec cette Vengeance de Salazar, les studios Disney offrent à la franchise un come-back du tonnerre (six ans d’attente quand même). Patienter autant d’années en valait-il la peine ? Visiblement, oui ! La franchise s’est éloignée suffisamment longtemps pour qu’elle puisse nous manquer et revenir en grande forme.

En reconnectant son intrigue avec les évènements de Jusqu’au bout du monde, le film retrouve sa mythologie principale et l’imprègne d’une grande émotion. L’introduction d’Henry Turner, fils d’Elizabeth et Will, appuie cette dimension sentimentale voir nostalgique et comme le montre la scène d’ouverture où père et fils se retrouvent, sert à planter les graines de ce que ce sera cette Vengeance de Salazar: une aventure personnelle et significative. Dans ce volet, Henry cherche à trouver le célèbre Trident de Poseidon, un puissant artefact capable de commander les océans (comme teasé à la fin de La fontaine de Jouvence par Angelica) et briser toutes les malédictions qui s’y trouvent. Ainsi, il sera en mesure de réunir ses parents. Noble cause pour le jeune homme qui devra faire équipe avec Jack, fidèle à lui même, et la mystérieuse Caryna Smith, une intrépide et indépendante astronome cherchant elle aussi le Trident pour rendre hommage à un père qu’elle n’a jamais connu. Les dynamiques familiales, propre à Disney, sont véritablement le cœur et l’âme de la franchise et tout est mis en place de façon à ce que les personnages accomplissent quelque chose et aillent vers de nouveaux horizons.

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Mais finalement, quand on y pense, Jack Sparrow n’est pas le personnage principal de la saga (sauf bien sur dans La Malediction du Black Pearl car il nous introduit dans l’univers), il n’est juste le fil conducteur et le point de rassemblement des autres personnages. Will, Elizabeth, Barbossa, Angelica ou encore Barbe Noire sont ceux qui avaient une histoire à raconter ou un voyage initiatique a effectuer. Jack ne change jamais, en cinq films, il en est toujours au même point. Aujourd’hui, il est toujours aussi maladroit, grand buveur de rhum, drôle et malchanceux, mais ses origines sont enfin mises en avant pour mieux comprendre son parcours, permettant par la même occasion au nouveau némésis de la saga de faire son entrée: le capitaine Salazar, El Matador Del Mar joué avec brio par Javier Bardem. Libéré du triangle du diable, il est fin prêt à engloutir tous les navires pirates et déverser toute la rage qui sommeille en lui depuis que Jack l’ai condamné. Un méchant digne des plus grands dont le seul but est d’assouvir sa vengeance. Sa haine des pirates se voit à chaque plans dans lequel il apparait le rendant toujours plus menaçant à chaque seconde. On pourrait parfois y voir une sensation de déjà vu, mais le talent incontesté du casting apporte la fraicheur nécessaire pour que la franchise aille de l’avant.

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Avec une intrigue aussi riche et travaillée, Pirates des Caraïbes se fait plaisir quand il s’agit de créer des séquences encore plus impressionnantes et des effets spéciaux à la pointe de la technologie. Les morts-fantômes sont d’un réalisme et d’une précision hallucinants repoussant toujours les limites, allant même jusqu’a concevoir des requins fantômes, dans la digne tradition des créatures surnaturelles (vous vous souvenez du Kraken et des sirènes?). Les mythes et légendes sont toujours l’essence de ces films et ils n’hésitent pas à s’aventurer vers l’inconnu. On retrouve cette fougue, l’excitation de la découverte, cette passion et ce suspens palpitant qui animait les premiers films, qu’on ne retrouvait pas vraiment dans le quatrième.

N’égalant pas à mes yeux le troisième volet, Jusqu’au bout du Monde, qui sera une tâche impossible (comme vous avez pu le constater dans ma critique), La Vengeance de Salazar est un épisode que beaucoup n’attendaient pas forcément après la déception du 4e, mais qui une fois terminée était nécessaire pour apporter aux personnages originaux plus d’épaisseur. Contre toute attente, celui qui vole la vedette à tous le monde, c’est Barbossa qui fait preuve d’une humanité encore inconnu et d’un héroïsme sans nom. Je ne peux pas vous dire pourquoi car ce serai vous révélé l’un des twists du film. Je salue le courage du scénariste Jeff Nathanson d’avoir exploré ce terrain car il offre à Barbossa son meilleur développement scénaristique et à son interprète Geoffrey Rush, ses meilleures séquences, et je pense que beaucoup de fans ne s’y attendront pas. Rajoutez à cela la dynamique entre Henry et Caryna, dont l’alchimie crève l’écran comparé à Syrena et Philip dans le film précédent, les émouvantes mais épiques retrouvailles de Will et Elizabeth (fan-boy en puissance), La Vengeance de Salazar  soigne les relations de tous ses personnages.

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Servant à la fois de conclusion et d’ouverture à cette aventure finale, la saga Pirates des Caraïbes frappe fort et ne décevra pas ses fans de la première heure. Même si les courtes (voir très courtes) apparitions d’Orlando Bloom et Keira Knightley font vraiment plaisir, ils ne sont là que pour donner plus de corps à l’intrigue, pour renforcer l’héritage de la première trilogie. Mais pas de panique, ceci n’est que le début de l’ultime aventure, il y a fort à parier (notamment grâce à l’intrigante et excitante scène post-générique), qu’un sixième film verra le jour dans un futur proche, comme si les cartes étaient rabattues et redistribuer. Le notion de « soft reboot » employé pendant la production prend tout son sens puisque dorénavant, l’univers de la saga est modifiée et rend les possibilités infinis.

Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar de Joachim Rønning et Espen Sandberg, avec Johnny Depp, Geoffrey Rush, Javier Bardem, Kaya Scodelario, Brenton Thwaites, Orlando Bloom et Keira Knightley.

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