RISE OF THE TOMB RAIDER

Bon, je vous l’accorde, ce n’est pas du cinéma. Mais la frontière entre les deux semble de plus en plus se dissiper avec les consoles nouvelle génération, rendant l’expérience de jeu beaucoup plus visuelle, immersif et cinématographique dans la composition des images. L’influence de l’un sur l’autre est de plus en plus courante et au fil du temps, cela donne naissance à des mondes incroyables. Alors que la Warner tourne actuellement le reboot version ciné de la célèbre saga lancée par Angelina Jolie en 2001 en prenant pour source principal le reboot du jeu de 2013 (dont la critique est à retrouver ici), je vais vous parler aujourd’hui du second volet, paru en 2015 sur les plateformes, Rise of the Tomb Raider.

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Ceux qui me connaissent savent l’amour que je porte pour cet univers et les mythologies abordées. Au fil des années, la saga s’est essoufflée, notamment face à la concurrence Uncharted. Elle s’est pourtant complètement réinventé en 2013 et cette suite ne fait que poursuivre sur cette lancée. A présent, Lara poursuit les travaux de son père et part à la recherche de la Source Divine conduisant à la vie eternelle. Nous emmenant de la chaleur de Syrie aux confins glacés de la Sibérie, Rise of the Tomb Raider  est une réussite visuelle dont chaque recoin regorge de mystères inexplorés. L’un des défis de cet épisode est de ne pas reproduire trait pour trait son prédécesseur, et même si le système de jeu reste similaire, l’aspect de survie est plus prononcé rendant l’aventure dangereuse avec l’introduction de nouveaux animaux plus féroces. L’expérience est toujours aussi réjouissante et la découverte de nouvelles cultures et nouveaux mythes est plus accentuée par l’ajout de tombeaux supplémentaires et autres secrets. Des secrets enfouis qu’il faudra dénicher pour améliorer ses propres compétences. Suite aux évènements survenus sur l’île de Yamatai, Lara sait désormais que les légendes sont réelles et surtout, que son père n’était pas fou. Pour laver l’honneur de son nom, la jeune aventurière ne reculera devant rien pour découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à son père. Plus personnel que le précédent opus, Rise of the Tomb Raider prend le temps d’expliquer son propos et ses intentions.

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Crystal Dynamics trouve ici l’équilibre parfait entre les séquences d’action, aussi palpitante les unes que les autres et le coté intimiste de Lara. La précédente formule est perfectionnée en tout point. Plus immersif et complet, ce second épisode capture l’adrénaline d’être un aventurier et l’exploite au maximum. L’histoire laisse peu de place à de grandes surprises, révélant le manque de prise de risques des scénaristes. En soi, l’histoire reste ordinaire mais il en revient au joueur d’explorer lui même les lieux pour approfondir le passé. Un vrai travail d’archéologue attend le joueur qui au fur et à mesure du déroulement, en connaitra davantage sur l’ennemi qu’il combat, les Trinitaires, une mystérieuse société secrète, elle aussi à la recherche de la Source Divine.

Malgré tout, Rise of the Tomb Raider ne passe pas à coté de son personnage, Lara Croft. La fragilité qui l’animait lors du précédent jeu laisse place ici à une assurance fraichement retrouvée et une rage d’explorer sans paraitre avec toujours un soupçon de naïveté qui fera défaut à l’héroïne au cours du jeu. Lara devient un peu plus la pilleuse de tombes que nous connaissons depuis plus de vingt ans. Comme le titre du jeu le précise, ce n’est que le début de la « Tomb Raider », le chemin est encore long avant qu’elle ne puisse être celle qu’elle devra être. L’identification à ce personnage est plus accentuée par un rendu plus réel que jamais. La modélisation des expressions de l’actrice Camilla Luddington fait de Lara, un personnage plus humain qu’a l’accoutumée.

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S’il y a un élément qui me fascinera toujours avec ces jeux et qui est flamboyant ici, c’est le design des cryptes, des tombes, des paysages, tout est tout bonnement sublime. La direction artistique de Crystal Dynamics montre une nouvelle fois le talent de ses employés, capable de concocter des lieux de fond en comble. Chaque pas que j’ai pu faire au cours du jeu était un émerveillement total. Avec une durée de vie plus que conséquente, cet épisode 2 a toutes les qualités requises pour être une expérience à couper le souffle. Il renforce même son esprit en proposant aux gamers des DLC intéressantes jouables à la fois au coeur de l’histoire principale (Baba Yaga et Cold Darkness Awakened) mais également au fameux manoir des Croft, qui était absent du reboot de 2013 qui permet de découvrir un peu plus les secrets de la famille (Les Liens du Sang et Le Cauchemar de Lara).

L’aventure se poursuit et la saga ne semble pas prête de s’arrêter en si bon chemin. Avec un troisième jeu en préparation (la fin de ROTTR laisse clairement la porte ouverte à un autre volet) et un reboot de la franchise au cinéma, Tomb Raider a des belles années devant elle. Afin de s’assurer une longévité importante, il sera nécéssaire que l’équipe créative prenne des risques sur le scénario et sortent de la zone de confort dans laquelle ils sont actuellement. Même si le risque est moindre, ils peuvent compter sur moi quoi qu’il arrive.

 

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