WONDER WOMAN

Avant de commencer, un grand merci à la Warner et à Patty Jenkins d’avoir enfin mis sur pied, un film Wonder Woman d’une aussi grande qualité. Depuis tellement d’années, le studio tente en vain de donner vie à ce personnages emblématique et historique de la pop culture, au cinéma comme à la télévision. Mais grâce au lancement du DC Extended Universe, c’est désormais possible et tout a été examiné pour faire de ce premier film sur l’Amazone, un film dantesque et pour être honnête avec vous, Wonder Woman est tout ce que vous attendiez et bien plus encore. Car après le lynchage des deux épisodes précédents (Batman V Superman, Suicide Squad), difficile pour la réalisatrice de ne pas partir avec des attentes colossales sur les épaules.

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Tout commence lorsque Diana, fille de la reine Hippolyte de Themyscira sauve de la noyade un soldat américain, échoué sur son île. Dès lors, on l’informe qu’une guerre fait rage et dévaste l’Europe. Dans un élan de bravoure, Diana décide d’accompagner Steve dans le monde inconnu des hommes, malgré les mises en garde de sa mère. Pleine de bonne volonté, d’amour et d’espoir, Diana va apprendre à ses dépends que la réalité est bien plus sombre qu’il n’y parait. C’est dans ce conflit d’idéologie que le film va construire une grande partie de son propos. La ligne entre le bien et le mal, entre ce qui est bon et juste est constamment remise en cause par ces visions des choses. Et c’est le duo Diana – Steve qui l’incarne à la perfection. Beaucoup disent que ce film est féministe, et ils ont raison, il prône l’égalité des sexes et des idées. C’est en cela que le film se montre incroyablement intelligent, ce n’est pas un rapport de forces ou de supériorité. Il fait quelque chose d’assez simple en apparence, qui nous parait normal aujourd’hui, mais pour un film Hollywoodien, c’est un exploit. Quand vous regardez le film, certes Wonder Woman est le personnage central mais le pied d’égalité qui règne avec les autres personnages est édifiant. Wonder Woman réinvente les codes du film de super-héros avec brio sans pour autant tomber dans la caricature.

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Patty Jenkins s’élève au rand des plus grands grâce à une réalisation du tonnerre. A la fois douce et teméraire, la direction prise par le film est un véritable sans fautes. Non seulement elle met en scène une femme naïve et vulnérable mais dresse le portrait d’une déesse en pleine initiation dans toute sa colère destructrice. Nous avions eu un aperçu de ses pouvoirs dans la bataille finale de Batman V Superman mais là, nous constatons vraiment sa force. Je pense notamment au premier passage de Diana dans le costume iconique: la traversée du No Man’s Land. Puissante et hallucinante, cette séquence (qui a faillit ne jamais être intégrée au montage final) est dirigée d’une main de maître et Patty Jenkins use subtilement des ralentis, compose soignent ses plans pour soutenir son héroïne. Le mixage avec la superbe musique de Rupert Gregson-Williams (reprenant le thème créé par Hans Zimmer et Junkie XL) est d’autant plus fort lorsqu’on voit les images  fracassantes des scènes d’action.

En associant deux univers visuels distincts, Wonder Woman fait d’une pierre deux coups et renforce son identité. Un monde vient contrebalancer l’autre. Toute la première partie du film va se concentrer sur l’île de Themyscira, véritable paradis sur Terre. L’inrigue veut vraiment nous familiariser avec cette nouvelle mythologie, plus lumineuse que les récentes incarnations du DCEU. Animée par l’espoir, l’amour et la force du combat, Diana est le héros dont nous avons besoin. Face à la sombre réalité de la nature humaine, qui est à la fois bonne et mauvaise, Diana n’abandonne pas et ne cède pas à la haine et au mépris. Des images magnifiques qui font échos à notre monde actuel. Tout ce que le personnage incarne est mis en avant, de ses valeurs à sa foi en l’humanité.

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Brillamment porté à l’écran par Gal Gadot, le personnage de Diana s’ancre sans difficultés dans l’ère du temps. Beaucoup avaient peur d’un certain ridicule, puisque la dernière apparition de Diana était la série télévisée dans les années 70 avec Lynda Carter dans le rôle. Au final, rien de tel puisque Wonder Woman s’affirme en tant qu’héros qui n’a pas besoin d’aide pour s’en sortir. Son duo formé avec Chris Pine fonctionne superbement bien et l’acteur (avec lequel j’ai quelques difficultés) se défend dans le registre. Une mention spéciale pour Connie Nielson et Robin Wright, respectivement Hippolyte, mère de Diana et la Générale Antiope, toute deux parfaites dans leurs incarnations. Tantôt intransigeantes, tantôt douces et rassurantes, ce sont des Amazones qui nous tarde de retrouver à l’avenir.

Par ces aspects, Wonder Woman se démarque largement des autres adaptations de comics. Rafraichissant et rempli d’espoir, c’est une adaptation à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre. La Warner ne déçoit pas, et les ajustements fait pour l’avenir du DCEU sont suffisant pour plaire a plus de spectateurs sans trahir ceux qui en sont fans (comme moi) depuis le début. L’humour est présent mais juste ce qu’il faut pour ne pas en faire trop. Admiratif face au travail réalisé, il me tarde de retrouver l’Amazone et le reste des personnages introduits dans un second volet, ainsi que la Justice League, qui débarquera dans nos salles le 15 novembre prochain.

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