TRANSFORMERS: THE LAST KNIGHT

Voilà dix ans que Michael Bay a lancé la saga Transformers au cinéma. En 2007, le premier film avait été plutôt bien accueilli. Son histoire et ses effets visuels avaient su séduire. Ses suites n’ont fait que confirmer ces sentiments. Aujourd’hui, avec cinq films au compteur, est-il temps pour la franchise de s’arrêter ou au contraire, de continuer à s’étendre ? Nous sommes en tout cas arrivé à un point critique.

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Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j’adore la saga Transformers. Même le quatrième épisode qui était plus faible. Mais avec The Last Knight, je comprend tous les reproches qui ont pu être fait aux films au fil des années. Ce nouveau film est inutilement complexe avec une histoire qui ne tient pas la route. Trop d’éléments viennent nuire au bon déroulement de l’intrigue principale. J’avais apprécié le coté « réécriture » de l’Histoire avec les Transformers. Les pyramides, la Lune ou les dinosaures, ils avaient tous une raison cohérente et simple pour animer l’épisode en question. Cette fois-ci, les scénaristes décident de nous renvoyer à l’époque d’Arthur et de Merlin pour justifier tout ce qui va suivre. Et c’est ennuyant. Le film prend une dimension qui n’a pas de logique. La saga restait d’une certaine manière terre à terre, avec des personnages ordinaires entraines malgré eux dans l’action. Ici, ils sont « destinés », toutes les épreuves de la vie les a mener a cet instant précis. Et honnêtement, c’est la dimension de trop. Seuls Anthony Hopkins et les deux actrices sauvent la mise.

Prenez l’exemple de Cade Yager, le personnage principal introduit par L’âge de l’Extinction. Ce qui me plaisait chez lui, c’était son naturel, sa situation ordinaire d’un citoyen américain des plus classique qui, de fil en aiguille se trouve à protéger Optimus Prime et sauver la planète d’une destruction massive, comme Sam Witwicki dans la trilogie originale. Mais avec ce The Last Knight, le destin du héros écrit depuis toujours, ça passe difficilement. Si nous prenons la mythologie des films telle qu’elle nous a été présentée par le passé, on a du mal à trouver ça crédible. Et c’est ce que je reproche. A cause de ce choix, on ne s’attache pas à la singularité du personnage car il est le sauveur uniquement parce que c’était son destin. Si le héros ne tient pas le film sur ses épaules, comment peut-on s’identifier aux autres personnages et ainsi craindre de leur sort ? On s’y perd. L’ADN de la saga est toujours présente dans la partie technique, mais toute la composition annexe est dénaturée. Je suis bien conscient qu’une saga d’une telle ampleur doit évoluer pour durer, mais je n’ai pas retrouvé l’âme du film Transformers que j’attendais. Les dialogues sont toujours plus sourds, criards et parfois lourds retirant toute crédibilité à la série. Les mêmes répliques sont recyclées je ne sais combien de fois donnant l’impression d’avoir un best-of des précédents films. Entre Optimus répéter « Je m’appelle Optimus Prime » dès qu’il peut est lassant. D’ailleurs, il n’est « méchant » que cinq minutes n’apportant aucun réel poids dramatique à l’histoire tant c’est prévisible.

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S’il y a bien quelque chose qui sauve le film aujourd’hui du naufrage total, c’est la prouesse technique et les effets visuels, qui sont à la pointe, du pur Michael Bay. Vous en avez pour votre argent. L’échelle de l’action est tellement grande et immense que les images sont de l’art à elles seules. Chaque nouveau plan est composée de façon à immerger le spectateur et lui offrir une séance de qualité. Comme je l’ai dis dans mon article, j’ai pu voir le film avec les sièges D-Box de mon cinéma (article à retrouver ici) et cela m’a procurer une expérience sensorielle inédite. Si je rajoute à cela une utilisation ingénieuse de la 3D, Transformers: The Last Knight est un divertissement d’une immense qualité. C’est également avec un grand plaisir que j’ai pu écouter la nouvelle partition musicale de Steve Jablonsky, et ça, c’était très agréable. Je regrette simplement de pas avoir de thème principal récurrent comme ce fut le cas avec les titres de Linkin Park dans la trilogie principale et ImagineDragons pour le 4.

Le montage quant à lui, est hachuré et saccadé, encore plus qu’à l’accoutumé, sans raison valable. Même moi je me suis perdu dans tout ce grabuge. Ca me fait de la peine de l’avouer car j’aime vraiment cette saga mais The Last Knight n’est pas le film Transformers que j’aime. Il partait avec un bon fil conducteur et une base suffisamment solide pour tenir 2h30 mais tous les éléments mis en place, comme les pierres de Stonehenge, les cornes métalliques ne sont pas utilisées correctement qui, d’après ce que j’ai lu, teaseraient le Transformers 6, d’or et déjà fixé pour Juin 2019. Au bout du compte, Transformers 5 est le moins réussi de la saga. Après avoir mis la barre haute et réalisé avec amour (notamment la Face Cachée de la Lune) des épisodes aux identités différentes mais connectés entre eux, Michael Bay semble être arrivé en bout de course. Avec l’univers étendu que la Paramount souhaite construire autour de ces robots (14 histoires ont étés écrites pour 14 potentiels films), la dégringolade et l’overdose menacent. Attention !

 

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