LA SEANCE IMAX

Vous êtes vous déjà demandé ce qu’était l’IMAX ? Vous savez, ce petit mot souvent utilisé lors de la promotion commerciale d’un film à l’image du mot 3D. Cela va même plus loin qu’un simple libellé marketing, certains films bénéficient d’un nouveau poster (peu commercialisé mais magnifique) entièrement conçu pour promouvoir la sortie dans ce format. Plusieurs cinéastes comme Christopher Nolan ou Michael Bay se sont montrés pionniers dans le domaine. Mais qu’en est-il réellement ? J’ai testé au Pathé La Valette de Toulon, ma première séance IMAX.

(Voici quelques exemples d’affiches IMAX)

D’abord, l’IMAX, qu’est-ce que c’est ? Avant de réellement parler de mon expérience, je vais vous expliquer de quoi il s’agit.

L’IMAX « Image Maximum » est un procédé qui fait son apparition à la fin des années 60. Le but est de poursuivre le tournage d’un film en 70mm (un film classique est tourné en 35mm) en augmentant sa grandeur. Le tout premier film produit sous ce procédé et vendu avec le nom IMAX était Tiger Child en 1970 lors de l’exposition universelle d’Osaka, au Japon. Grâce à une projection de la bobine horizontalement et non verticalement, le rendu du film offre une stabilité conséquente pour les images. Il s’agit donc d’un projecteur beaucoup plus puissant qu’une salle classique, expliquant sa faible présence sur le marché.

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Ce qui caractérise un écran IMAX c’est évidemment sa taille (ci-dessous). Doté d’un écran mesurant au minimum 24 mètres sur 32 et incurvé, l’immersion au sein du film est totale. Tout est pensé jusque dans la disposition de la salle. Construite sous un modèle verticale, la distance séparant le public de l’écran est réduite de façon à ce que le public ne se rende pas compte des limites liées à l’écran. Le souhait des responsables de ces salles est de renforcer l’expérience sensorielle par l’IMAX. De ce fait, pour optimiser l’image, il n’y a pas de bande son gravée sur la pellicule. Il est synchronisé en annexe par un système numérique pour une précision d’immersion incomparable. Cela va même jusque dans la disposition des baffes sonores, situées principalement derrière l’écran (voir le schéma ci dessous) et non en 360° comme les salles classiques.

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Cependant, même si la technologie IMAX est en plein essor, il n’y a à ce jour, aucun film tourné intégralement dans le format, notamment dû à son coût et ses difficultés techniques. Ainsi, les films sont transposés aux conditions de projections. Un peu comme une conversion d’un film 2D en 3D mais en bien plus précis. Le premier exemple n’est autre que The Dark Knight de Christopher Nolan en 2008, dont six scènes ont été tournées en IMAX (l’ouverture reste mémorable) et le reste transféré. Vous devez avoir vu une différence : certaines scènes ont une bande noire en haut et en bas de l’écran. Ces scènes sont donc tournées en IMAX. Le film le plus avancé en la matière est le récent Transformers: The Last Knight dont 98% des scènes ont étés tournées en IMAX. Il faudra attendre le 25 avril 2018 pour découvrir le tout premier film intégralement tourné en 3D. Il s’agira d’Avengers: Infinity War des frères Russo. Sa suite, Avengers 4 qui est mis en boite simultanément (Avengers 3 et 4 sont conçus comme un grand film en deux parties) sera également projeté dans ce format.

Pour ce qui concerne le coût supplémentaire, il est très accessible. 4 euros seront demandés pour une séance IMAX 2D et 6 euros pour un IMAX 3D. Les détenteurs de la carte d’abonnement Gaumont/Pathé n’auront eux aucun suppléments car il est inclus dans le tarif mensuel (à l’image de la 3D et le D-BOX).

 

– MON EXPERIENCE SPECTATEUR- 

 

Maintenant, venons-en à ma séance. Car le but de cet article est de vous présenter l’IMAX et si tout le bien qu’on en dit est justifié. C’est un grand OUI ! Dès mon entrée en salle, j’ai été impressionné par la disposition et la proximité de l’écran. Tout est pensé avec précision pour renforcer l’expérience cinématographique. Pour tout dire, j’y suis allé pour découvrir Spider-man: Homecoming (seul film proposé dans ce format) lors de mon passage dans le sud. C’est donc au Pathé La Valette que j’ai pu faire cette première séance IMAX. J’avais envie depuis tellement longtemps d’essayer ce système qu’il y avait quand même une pointe d’appréhension. Tous les doutes se sont envolés lorsque le film a débuté. Le générique seul m’a séduit.

Pour débuter, j’étais placé au centre de la salle. Je me suis retrouvé plongé au coeur même du film. La grandeur de l’écran m’a époustouflé et je n’en voyais plus les limites. Véritable argument du procédé, cet « oubli » des limites spatiales m’a permis d’être acteur du film. Ne plus faire la différence entre les conditions de visionnage et le film lui même consolide le moindre ressenti. La clarté de l’image et la netteté du son ont été une découverte incomparable. Je n’avais jamais vu une image si fluide et aussi claire, surtout pour un film en 3D. Jusque dans les sons, la synchronisation est parfaite offrant une écoute vraiment lisse et cristalline.

En tant que cinéphile, je trouve cela très stimulant et excitant, partir tenter de nouvelles expériences de visionnage. Voir à quel point la technologie avance pour décupler les sens et surprendre un spectateur. L’IMAX, depuis le temps que j’en entendais parler ne déçoit pas. J’avais peur d’être trop près de l’écran et d’avoir mal aux yeux. Ca n’a pas été le cas. Bien au contraire, les limites de l’écran s’adaptaient à mon champ de vision. Que je lève les yeux, regarde à gauche ou même à droite, l’écran s’y trouvait. Je ne faisais plus attention aux éléments parasites sur les cotés, toute mon attention était focalisée sur le film. Les affrontements ainsi que les scènes d’action du film épatent à chaque seconde. Cette pureté technique m’impressionnait à chaque instant. Comme un enfant devant une vitrine de jeu, j’étais émerveillé par la séance. Même pour la 3D, moi qui me désintéresse petit à petit pour ce procédé en mode « passif » m’a reconquit. Ici, la 3D active dépassait les limites. Il n’y a plus de différence entre l’écran et nous, le spectateur s’implique, qu’il le veuille ou non, le sortant de sa zone de confort.

 

Comparatif d’une 3D classique et d’un IMAX 3D

 

Cependant, pour réellement apprécier la séance IMAX comme il se doit, elle doit rester occasionnelle. Il est nécéssaire de voir ces séances comme un évènement à part entière avec un film qui en vaut la peine. Bien évidemment, vous n’irez pas voir Nos Pires Voisins ou une comédie classique dans ce format. Un gros film requiert un gros moyen. Même si Spider-Man ne contenait pas de scènes tournées en IMAX mais transposé, le rendu était exceptionnel. Alors j’imagine lorsque le film est tourné partiellement (et bientôt entièrement) en IMAX. Au bout du compte, je suis extrêmement satisfait à tous les niveaux. Je vous recommande vivement de tester une séance IMAX. Pour le moment, seul les cinémas Gaumont-Pathé sont dans la capacité de proposer ces expériences. Sept complexes sont équipés, repartis entre Paris, Rouen, Lyon, Toulouse, Toulon, Ivry sur Seine, Vaulx en Velin et le plus connu, celui de Disney à Marne la Vallée. Afin de vous éclairer un peu plus sur les différences visuelles, je vous propose quelques comparaisons ci dessous.

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2 réflexions au sujet de « LA SEANCE IMAX »

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