SPIDER-MAN: HOMECOMING

On efface tout et on recommence, encore. Suite à la déception du studio de la série Amazing, Sony relance la machine, mais il y a une particularité: le redémarrage s’effectue au sein de Marvel Cinematic Universe. L’occasion pour le personnage d’interagir avec les autres héros Marvel au sein d’un univers toujours plus étendu. Mais comment faire sa place, apres cinq films sur le héros et quinze films du MCU ? Pas une mince affaire mais depuis les débuts du personnage dans Captain America: Civil War , il y avait peu de doutes quant à un échec.

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Car avec Homecoming, Peter Parker subit un lifting intense. Plus jeune et forcément plus naïf, c’est une version inédite et juvénile qui est proposée. Même si le deux précédentes adaptations offraient un environnement de lycéen (au moins sur le premier volet), la maturité des acteurs creusait l’écart. Nous n’avions jamais vraiment eu un Peter adolescent, une Peter de quinze ans. Non seulement cela fonctionne à la perfection mais en évitant l’énième origin-story, Sony et Marvel se permettent quelque chose de de neuf et de plaisant. Ici, nous sommes dans un monde en pleine évolution, suites aux événements des deux Avengers et de Cap’3. Il faut que Peter trouve sa place et fasse ses preuves s’il veut prétendre à avoir une place au sein de l’équipe. Dans ce contexte, Tony Stark prend la place de mentor pour former notre jeune araignée et lui éviter des ennuis plutôt qu’un rôle conséquent.

Des ennuis qui vont se manifester en la personne du Vautour. Un vilain inédit dans l’univers de Spidey mais s’inscrivant dans la logique de l’univers. Et cela offre à Marvel un méchant digne de ce nom avec des motivations qui tiennent vraiment la route, au point qu’il en devient même empathique. L’histoire du Vautour, alias Adrian Toomes, remonte à la fin d’Avengers, lorsqu’il obtient le contrat de nettoyer la ville de New-York des débris aliens avant qu’une unité spéciale, Damage Control crée par Tony Stark ne lui retire tout chance de s’en sortir. Une vendetta personnelle qui pousse cet homme sur un sombre chemin, le marché des armes mi aliens – mi humaines, volant toute technologie alien pour en faire des armes puissantes. Loin d’être un adversaire lambda, le Vautour a une place légitime et cela fait du lui, l’un des meilleurs ennemi depuis Loki, il n’est pas juste la pour défier le héros, il a une place à part entière. Un bon rapport s’établi entre les deux personnages et la dynamique du film n’en est que plus forte.

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Concernant le héros, Tom Holland est parfait. Vraiment. Son interprétation est la hauteur de ses promesses car il fait ce qu’il veut du personnage. Sans pression, il s’approprie le costume du tisseur sans vouloir « faire comme » Andrew Garfield et Tobey Maguire mais faire simplement du Holland. De la spontanéité, de la fougue et beaucoup d’humour, c’est les principales qualités du jeune homme. Il aime etre Spider-Man. Le film nous met pas trop le héros masqué en avant car on le connaît déjà mais cherche réellement un angle neuf sur le garçon derrière le masque, une thématique récurrente dans l’univers. Dans cette optique, le film retourne au lycée et peu paraître teen-movie sur bien des aspects: la romance juvénile, cette timidité puérile sans forcément tomber dans l’eau de rose. Les dynamiques avec les autres personnages se font naturellement, sans faux semblant, donnant ainsi a cette nouvelle saga, une proximité supplémentaire. Il est facile pour le spectateur d’entrer dans le film, son histoire et ses enjeux car tout est mis en place de façon à ce qu’on s’attache aux personnages. Michelle, Liz, Ned, ils ont tous ce petit quelque chose d’attrayant et de drôle. En juxtaposant l’univers adolescent et le monde adulte avec Toomes et Stark, Peter est en difficulté, ne sachant pas encore vraiment faire la différence. Le lien s’établit grâce à la relation du jeune homme avec sa tante, May, elle aussi rajeunit collant d’avantage dans l’ère du temps.

Spider-Man est le personnage Marvel le plus apprécié, le plus iconique. Son apparition dans Civil War était le résultat d’une longue négociation et d’un partenariat entre Sony et Marvel. Ceci ouvre donc la porte à des films uniques à la croisée des studios. Imaginez des X-Men ou les Quatre Fantastiques interagir un jour avec le MCU, ce serait de la folie. Je reconnais, mon esprit de fan-boy s’affole à cette idée, même si cela à moins de chances d’aboutir un jour. Après la petite déception que fut Les Gardiens de la Galaxie, Vol2 (je n’ai pas eu le courage d’écrire une critique dessus tant mes impressions étaient fades), ce Homecoming parvient à renouveler l’intérêt pour l’univers en osant quelque chose de différent et suffisamment neuf pour nous divertir.

C’était un peu le pari de la dernière chance pour Sony qui mise gros et encore une fois il est relevé haut la main (si vous vous souvenez, j’ai eu du mal avec l’arrêt brutal de la série Amazing, critiques à retrouver ici et ici). Carton assuré, le tisseur sera de retour dans les deux prochains Avengers  (avril 2018 et avril 2019) avant de se retrouver à nouveau en solo avec Spider-Man: Homecoming 2 déjà annoncé pour le 10 Juillet 2019 ainsi qu’un troisième épisode.

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